Louviers (Eure) avait plusieurs titres à accueillir durant cette soirée départementale de labellisation d’une nouvelle dizaine de clubs inclusifs, ce vendredi 21 mars 2025 à la Maison des sports et des associations. D’abord pour faire savoir qu’Aurélie Aubert, championne olympique et médaille d’or de boccia, est chez elle en Seine Eure, en tant que sportive licenciée au club de Handisport Actions Win’27 d’Aubevoye. Et pour rappeler ensuite que la ville a accueilli le 26 août dernier une mémorable étape de la flamme paralympique annonciatrice de son titre olympique.
Devant une salle peuplée par tous ceux qui comptent en matière de sport adapté ou de handisport dans le département, c’est Christophe Boudeweel, président de la Mission départementale inclusion sport et handicaps (MDISH), qui avait la charge d’animer cette session de remise de labels « sport et handicap », en présence de Charles Giusti, préfet de l’Eure, de Pascal Lehongre, vice-président du conseil départemental, Bernard Leroy, président de l’Agglomération Seine-Eure, et de François-Xavier Priollaud, maire de Louviers et hôte de l’évènement.
10 labels et deux médailles des sports
Parmi les 10 clubs cités vendredi soir, trois clubs lovériens étaient récompensés par le label de qualité ‘Sport et Handicap’ :
- L’EAL (l’Étoile Athlétique de Louviers), représentée par Didier Deneux
- Louviers Pétanque, représenté par Olivier Pesqueux
- Le Football Club Seine-Eure (FCSE), représenté par Michel Lemonnier
En fin de cérémonie, Charle Giusti remettait la médaille de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement associatif, échelon Or, à Claudine Llop, coach et binôme discrète d’Aurélie Aubert depuis le début, c’est-à-dire depuis l’adolescence de la championne. Entraîneuse de boccia, elle est aussi arbitre internationale de la discipline. Une médaille on ne peut plus méritée pour saluer ses engagements bénévoles et l’accompagnement inlassable dont elle a su entourer la championne olympique.


Un droit au sport comme tout un chacun
La même médaille distinguait par ailleurs Magali Le Floch, ex-championne de vélo sur route et organisatrice de road trips épiques impliquant des cyclistes de tous handicaps, pour son travail volontariste en matière de labellisation inclusive des clubs de l’Eure.
En ouvrant la soirée, Christophe Boudeweel résumait l’objet de la MDISH : « Pour les pratiquants non valides, de multiples freins peuvent se poser : l’accessibilité aux infrastructures, les moyens financiers, la méconnaissance sur les possibilités de pratiquer dans un club. Avec notre mission, nous permettons au plus exclus de participer à des événements sportifs ponctuels mais aussi de rejoindre un club de sport sur la durée. Notre association souhaite mettre en avant les clubs pouvant accueillir des pratiquants non valides. »
Fin 2024, c’est un club sur sept et près de 180 clubs qui étaient déjà labellisés dans l’Eure. Pour atteindre son objectif, la mission invite les clubs qui le souhaitent à signer une charte de qualité après une visite d’accréditation. « Un club labellisé, c’est un club qui a été visité par une commission qui vérifie qu’il a vraiment envie d’accueillir des personnes en situation de handicap, poursuit Christophe Boudeweel. Plus il y a de compétences et plus il y a de formations dans le club, plus il y a d’étoiles. L’avantage pour le club c’est qu’il est inscrit sur le site handiguide. C’est un moteur de recherche où on peut trouver son sport quand on est en situation de handicap et ça permet donc d’aller dans les clubs accessibles. »
« Soutien moral et la compassion »
De son côté, le préfet de l’Eure rappelait l’esprit du sport inclusif, qui vise d’abord à ouvrir les clubs à une pratique partagée avec des personnes handicapées avant de créer des sections handisports dédiées : « Étant plus souvent dans le soutien moral et la compassion que dans le pragmatisme et l’efficacité, les Français portent souvent un regard culpabilisé qui les empêche de s’identifier au sportif en tant que personne pour ne voir que le handicap et pas l’exploit sportif. La mission départementale ‘inclusion sport handicap’ l’a bien compris. Elle défend une démarche de mixité des publics dans la pratique et une démarche d’inclusion sociale indispensable au changement de regard porté sur le handicap en se fixant pour objectif de permettre à toute personne en situation de handicap qui le souhaite d’inscrire la pratique sportive de son choix. »
www.handiguide.sports.gouv.fr/
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