L’attaquant star du TFC, Zakaria Aboukhlal, vient de remporter une victoire juridique, comme le rapporte le journal L’Equipe. En effet, le vice-capitaine du club de football de Toulouse avait intenté un procès à RMC Sport, pour diffamation, à la suite d’un article paru le 15 mai 2023 faisant mention de ses prétendus propos misogynes.
Des propos choquants
Dans cet article, le média sportif relatait les échanges que Zakaria Aboukhlal aurait eus avec Laurence Arribagé, alors adjointe au maire de Toulouse en charge des sports, lors de la cérémonie donnée au Capitole après la victoire des Violets en Coupe de France, le 30 avril 2023. D’après RMC, le footballeur aurait rétorqué à l’élue, après une altercation : « Chez moi, les femmes ne parlent pas comme ça aux hommes ».
Une phrase indubitablement sexiste, irrespectueuse et choquante que Zakaria Aboukhlal a toujours fermement niée. Le 18 mai 2023, le joueur s’était d’ailleurs fendu d’un tweet pour s’expliquer suite à la polémique : « (traduction) À la suite de l’article paru sur RMC le lundi 15 mai, j’ai eu l’occasion de rencontrer et de discuter avec Laurence Arribagé. Durant cet échange, nous avons tous deux confirmé que l’article de RMC ne correspond pas à ce qu’il s’est réellement passé le 30 avril au Capitole. Nous voulons mettre fin à cette controverse qui nous a profondément affectés, nous et nos familles. »
Ci-dessous le tweet initial.
L’affaire avait pris une grande ampleur, d’autant qu’elle suivait de quelques jours un autre scandale au TFC : celui du refus de certains joueurs, dont Aboukhlal, de porter les maillots arc-en-ciel pour la journée de lutte contre l’homophobie.
Un euro symbolique de dommages et intérêts
La polémique s’est refermée après le soutien de plusieurs témoins, dont Laurence Arribagé elle-même. D’abord mis à l’écart par son club, Aboukhlal avait été réintégré quelques jours plus tard. Mais il avait alors décidé de poursuivre le média en justice.
Débouté en première instance, le joueur avait fait appel. Et il semble avoir fait le bon choix, puisque les juges, cette fois, lui ont donné raison. Toujours selon L’Equipe, la Cour d’appel de Paris, dans un arrêt rendu le 30 janvier 2025, a estimé que l’article était bien diffamatoire et condamnait la partie civile, c’est-à-dire Arthur Dreyfuss, l’ancien directeur général de RMC Sport, à lui verser un euro symbolique de dommages et intérêts. La radio avait déjà été relaxée.
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