En voilà un qui avait trouvé un job pas trop fatiguant et relativement lucratif ! Mardi 11 février 2025, en soirée, les policiers de la BST Nord (Brigade spécialisée de terrain) décident de contrôler un automobiliste de 27 ans à Toulouse. Au flair.
Un job de rêve
Le jeune homme obtempère. Mais si sa conduite (routière) ne souffrait d’aucune incartade, il n’en était pas de même de ses activités. Cet intérimaire avait trouvé une sorte de job de rêve : être payé pour transporter… de l’argent sale.
Selon ses explications, le convoyeur avait décroché le boulot sur la messagerie cryptée Telegram. « Les trafiquants morcellent au maximum leurs activités pour diluer les responsabilités en cas de pépin », décrypte une source judiciaire. De son propre aveu, il était payé à la course. Comme un Uber.
40 000 euros sous le siège passager
« Il touchait plus ou moins d’argent en fonction du trajet parcouru. Il a déclaré avoir perçu 100 euros pour cette mission », confie une enquêtrice. Et cela faisait plusieurs mois qu’il jouait les convoyeurs de fonds occultes.
Détail savoureux de l’affaire, c’est un billet dépassant de sous le siège avant qui l’a trahi. La perquisition du véhicule a permis aux policiers de saisir 40 000 euros qui ont rejoint les coffres de la Caisse des Dépôts et Consignations, de même que les 1 500 euros trouvés à son domicile.
La Brigade financière se régale
A l’issue de leurs investigations, les enquêteurs de la Brigade financière Rive droite ont déféré le mis en cause devant la justice, jeudi 13 février, pour « blanchiment de délit de trafic de stupéfiants ».
Laissé en liberté après un passage devant le procureur, le convoyeur de l’ombre connaîtra sa sentence pénale d’ici quelques semaines. L’heure de la reconversion a sonné.
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