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Squattage des parties communes, dégradations… À Cherbourg, les résidents de ce HLM réclament plus de sécurité

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Il y a neuf mois, en mai 2024, les résidents d’un immeuble HLM situé au 84, quai Alexandre III à Cherbourg-en-Cotentin (Manche) nous faisaient part de leur inquiétude suite à la transformation régulière de leurs parties communes en squat.

Ils disaient à l’époque « souffrir des tapages et de la présence régulière de marginaux ». Incivilités, dégradations, excréments, nuisances sonores, insultes, intimidation, menaces étaient devenus leur quotidien.

Cela fait deux ans que la situation s’est dégradée. Une nouvelle locataire a pris l’habitude d’accueillir des marginaux pour s’alcooliser. Mais elle ne les héberge pas. Du coup, ils finissent dans les escaliers. On vit dans la crainte. Les services de police de Cherbourg sont fréquemment appelés.

Christophe Segers, porte-parole des locataires

Statu quo

La situation semble n’avoir guère évolué en dépit des plaintes déposées au commissariat et des nombreux échanges avec Presqu’île Habitat pour résoudre ces problèmes d’insécurité.

« Rien n’a changé, déplore Christophe Segers. Cette locataire continue d’ouvrir aux SDF qui viennent squatter chez elle. Sa curatrice a pourtant fait changer son barillet de porte. Mais cela continue. Et puis il y a ceux qui forcent la porte qui donne sur le parking pour pénétrer dans l’immeuble. »

Ce mercredi 12 février 2025, les services de police de Cherbourg sont intervenus vers 9 h 20 pour déloger un individu qui s’était installé pour la nuit dans la cage d’escalier. Une énième fois.

Vidéos :

Le bailleur réagit

Le gardien qui intervient sur plusieurs immeubles, fait une ronde chaque matin pour constater la présence d’individus ou non. Mais il ne peut intervenir dans le cadre de sa fonction. Dans d’autres bâtiments, il a déjà été victime de menaces. Il a alerté sa hiérarchie qui a elle-même prévenu les forces de l’ordre. 

Christophe Segers, porte-parole des locataires

Au sujet de ce problème récurrent, le résident indique avoir plusieurs fois relancé le bailleur qu’il estime être « responsable de la sécurité des locataires de l’immeuble ».

« Les forces de l’ordre font un travail remarquable pour nous venir en aide. Nous attendons des actes de la part de Presqu’île Habitat. »

Aujourd’hui, dans un mail, les services de Presqu’île Habitat ont souhaité réagir.

« Nous partageons vos préoccupations et vous confirmons notre action pour faire cesser ce trouble, ont-ils commenté. Les forces de l’ordre sont intervenues à la demande de nos services dès la constatation de l’occupation des parties communes. Nous regrettons que certains locataires puissent laisser des personnes extérieures pénétrer dans l’immeuble ce malgré nos appels à vigilance. »

Un courrier mal perçu par les locataires

Dans un courrier adressé aux locataires signataires d’une pétition, Presqu’île Habitat avait déjà indiqué il y a quelques semaines que « si ces faits sont avérés, tout sera mis en œuvre pour régler cette situation. Néanmoins si la situation perdure, nous vous informons que les troubles doivent être répétés et signalés par écrit par plusieurs locataires pour qu’une procédure puisse être engagée et avoir une chance d’aboutir. Par ailleurs, la qualité de la vie dépend du civisme et de la bonne volonté de chacun pour contribuer à préserver la tranquillité de l’immeuble locatif. »

Des propos mal perçus par les locataires qui se sentent aujourd’hui démunis.

Un meilleur entretien réclamé

Dans l’immeuble, les résidents évoquent leurs soupçons de consommation de stupéfiants dans les locaux techniques, compliquant la situation sécuritaire. Ils dénoncent également un problème d’entretien des parties communes.

Les salariés de l’entreprise assurant le nettoyage n’ont pas le bon équipement ou les bons gestes. Ils utilisent le même seau d’eau pour faire les onze étages. Des locataires, souvent âgés, se retrouvent à nettoyer eux-mêmes les espaces communs, ce qui n’est pas acceptable. 

Christophe Segers, porte-parole des locataires

Il est demandé à Presqu’île Habitat de revoir le contrat avec le prestataire pour garantir un service de qualité et adéquat.



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