Le tribunal du Mans (Sarthe) a jugé un homme de 28 ans ce mercredi 26 mars 2025 pour des violences et pour avoir mis le feu à sa cellule de prison.
Violences à l’hôpital du Mans
Le 22 novembre 2024, un détenu de la maison d’arrêt Le Mans-Les Croisettes fait une crise d’épilepsie et est admis au centre hospitalier du Mans. Si, dans un premier temps, le détenu se comporte bien, en début de soirée, il devient violent et dit qu’il veut repartir… en détention.
Il s’en prend à la policière en charge de sa surveillance et au personnel soignant : il insulte et crache sur la policière ainsi que sur une infirmière, tout en saccageant sa chambre et en débranchant sa perfusion avec ses dents. Il faudra une dizaine de personnes pour le maîtriser…
Quatre jours plus tard, le 26 novembre 2024, toujours à l’hôpital, bien que menotté à son lit, il porte un coup à une infirmière.
Mais la série d’actes délictuels ne s’arrête pas là. Le 1er décembre 2024, mécontent, l’homme met le feu à sa cellule à la maison d’arrêt Le Mans-Les Croisettes…
Devant le tribunal, le prévenu, un homme de taille moyenne, svelte, brun, barbu, le regard hagard, vêtu d’un sweat bleu marine et d’un bas de jogging noir à bandes blanches, a déclaré ne pas se souvenir des faits qui lui sont reprochés, ni même de son passage à l’hôpital.
« Comme ça, je pourrai mourir d’une crise d’épilepsie »
Connu de la justice (son casier comporte 28 mentions, dont 12 infractions pour des faits de violence), le prévenu, qui est en détention depuis six ans, a exprimé son désir de ne pas retourner en prison et promet, si c’est le cas, d’arrêter son traitement contre l’épilepsie.
« Comme ça, je pourrai mourir d’une crise d’épilepsie », lance-t-il. Lors de son audition, il avait déclaré : « la justice ne veut que me mettre en prison. »
« C’est une situation extrêmement choquante pour une fonctionnaire de police », a déclaré Me Marine Flosseau, l’avocate de la fonctionnaire de police.
« En réalité, il y a quatre incidents différents »
« Vous êtes saisis de 13 infractions », a rappelé la procureure dans son réquisitoire, évoquant « un déferlement de violences les 22 et 26 novembre à l’hôpital du Mans ».
L’avocate du prévenu a demandé de ramener le dossier à sa juste mesure : « en réalité, il y a quatre incidents différents », a-t-elle plaidé, avant de demander une peine adaptée pour son client.
Avant le délibéré, le prévenu a demandé à être placé sous bracelet électronique : « plus je reste en prison, plus je deviens fou », a-t-il lancé.
10 mois de prison
Reconnu coupable, le prévenu a été condamné à 10 mois de prison ferme et a vu son sursis révoqué à hauteur d’un mois, avec un ordre d’incarcération immédiate. Soit un total de 11 mois de prison.
Il est maintenu en détention.
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