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Six nouvelles caméras de vidéoprotection à Cherbourg-en-Cotentin : ce qu’il faut savoir



L’annonce avait été officiellement faite en septembre 2024 par le maire PS de Cherbourg-en-Cotentin Benoît Arrivé (historiquement mesuré sur la question) et son adjoint Pierre-François Lejeune, chargé, notamment, des polices spéciales et de la sécurité et de la tranquillité publique : d’ici quelques mois, le centre-ville de Cherbourg compterait six nouvelles caméras de vidéoprotection.

Ces six caméras, prévues place Centrale, place du Général-de-Gaulle, à l’angle des rues des Tribunaux et des Halles, à l’angle des rues Gambetta et de l’Ancien-Quai et sur le bâtiment du Quasar, vont être installées du 24 au 28 mars 2025, « en dehors des horaires du marché », précise l’arrêté municipal.


Des dispositions sont à prendre pour les automobilistes : « Les véhicules en infraction pourront être enlevés et mis en fourrière ».

Cherbourg-en-Cotentin est régulièrement citée par les journaux nationaux et le ministère de l’Intérieur comme l’une des villes les plus sûres de France. Ces classements, fondés sur des données statistiques, ne doivent pas faire baisser la vigilance des forces de l’ordre, ni les moyens mis à disposition par l’État et la collectivité pour maintenir ce constat de sécurité. […] Il vient par ailleurs répondre à des demandes régulières de l’État, notamment dans le cadre de ses enquêtes judiciaires.

Benoît Arrivé, maire de Cherbourg-en-Cotentin

Place Centrale : 2 nouvelles caméras

Place Centrale, pendant la période concernée, « le stationnement de tous les véhicules est interdit, considéré comme gênant ». Le passage des piétons est maintenu, tout comme la possibilité pour les secours de circuler.

Vidéos :

Place du Général-de-Gaulle : 1 nouvelle caméra

Du 24 au 28 mars 2025, toujours, un véhicule du groupe SNEF, en charge de l’exécution de l’installation des caméras, pourra stationner sur la place. Le droit du carrousel est préservé et le stationnement doit permettre de « conserver la circulation piétonne », le passage des secours et de « ne pas gêner le fonctionnement des commerçants riverains ».

À l’angle des rues Gambetta et de l’Ancien-Quai : 1 nouvelle caméra

À deux pas de là, à l’angle de la rue des Tribunaux (siège du Tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin) et de la rue de l’Ancien-Quai, « la chaussée sera rétrécie et la circulation ralentie le temps des travaux ». Ici comme ailleurs, les piétons pourront circuler librement et un passage pour les secours prévu.

À l’angle des rues des Tribunaux et des Halles et sur le Quasar : 2 nouvelles caméras

Entre la rue des Tribunaux et l’esplanade de la Laïcité (bibliothèque Jacques-Prévert – Centre culturel Le Quasar), un accès sera aménagé pour un véhicule du groupe SNEF. Le droit du Café du Théâtre est préservé et le stationnement doit là aussi permettre de « conserver la circulation piétonne », le passage des secours et de « ne pas gêner le fonctionnement des commerçants riverains ».

Plusieurs extensions depuis 2018

Ces travaux s’inscrivent dans l’extension du réseau de caméras de vidéoprotection à Cherbourg-en-Cotentin, et ce « depuis l’équipement d’un premier système en 2018 », rappelle la Ville. Mises en service début 2019, ces premières caméras se situaient rues de la Paix, de l’Union et Henri-Dunant.

« De nouveaux matériels » avaient été mis en place à Cherbourg-Octeville, dans le quartier des Provinces et rue Coluche, où se situe la mosquée. Ces deux dernières années, le lieu de culte, siège de l’Association Culturelle Islamique, a subi des attaques à caractère raciste et essuyé des menaces de mort, jusqu’à voir une balle tirée dans son portail.

Dans le quartier des Provinces, où se trouvent plusieurs caméras, les lieux d’implantation n’avaient pas été précisés.

Ces nouveaux lieux d’implantations dans le centre-ville ne sont pas choisis au hasard. Il s’agit, toujours selon le maire, qui abordera ces questions dans le cadre d’une délibération plus large sur la vidéoprotection et la police municipale au conseil municipal du mercredi 26 mars 2025, de zones avec un « taux de fréquentation élevé » et « privilégiées lors de manifestations de fortes ampleurs avec de grosses affluences de personnes ».

Ces caméras se veulent « visibles » donc « dissuasives », pour lutter contre le « sentiment d’insécurité ».

À ce titre, le citoyen mal intentionné, et dans un état d’esprit suffisamment clairvoyant, sera moins enclin aux incivilités ou actes de violence sur ces secteurs ciblés.

Benoît Arrivé, maire de Cherbourg-en-Cotentin

Elles n’en seront pas moins à vocation « répressive », pour « donner aux services judiciaires des moyens supplémentaires pour instruire les dossiers d’enquête pour les délits commis dans les zones couvertes », ou traversées. Le maire précise que le visionnage de ces caméras reste « très encadré », sous couvert d’une réquisition judiciaire.

Le ciblage des abords du Tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin, voisin de la maison d’arrêt, laisse également à penser qu’un frein pourrait être mis aux jets de colis, contenant notamment des stupéfiants, vers l’intérieur de la prison.

La Ville envisage par ailleurs d’implanter des caméras supplémentaires, à savoir place de la République, rues Tour-Carrée et François-La-Vieille, ainsi qu’à la plage verte.

Le budget annuel prévu pour le financement de ces installations présentes et futures s’élève à 40 000 euros.

Lors du prochain conseil municipal, ses membres seront invités à se positionner, entre autres, sur ces questions.



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