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six jeunes de 14 à 16 ans partent en prison

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Sept jeunes adolescents, âgés de 14 à 16 ans, ont été mis en examen pour viol, actes de torture et de barbarie ou encore association de malfaiteurs, le jeudi 6 février 2025. C’est au tribunal de Versailles que la bande a été présentée à un juge d’instruction, pour une horrible histoire qui, selon toutes les parties du dossier, dépasse l’entendement.
La victime, un adolescent de 14 ans, a subi de graves sévices à proximité de son établissement scolaire situé à Porcheville (Yvelines). Plusieurs semaines ont été nécessaires aux enquêteurs pour en préciser la nature et retrouver les suspects.

Frappé au marteau brise vitre

L’horreur s’est déroulée le vendredi 20 décembre 2024, dernier jour de cours avant les vacances de Noël. Vers 17 h 30, six adolescents forcent la victime à les suivre dans le bois proche du lycée Lavoisier. Là, ils le passent à tabac, frappant la tête et le cou avec un marteau brise vitre. Au sol, ils le molestent à coups de pied, lui abîmant plusieurs côtes. Ils utilisent également une imposante planche en bois pour ajouter à sa douleur. Le tout en ignorant ses hurlements et ses supplications d’arrêter.
Après les violences physiques, ils passent à l’humiliation. L’adolescent est obligé de twerker, nu. Il s’agit d’une danse sensuelle pendant laquelle la personne met en mouvement les hanches et le fessier. Le tout est largement filmé par la bande qui compte bien abreuver les réseaux sociaux, lui intimant l’ordre de s’excuser et de s’auto-insulter en se traitant « de pute ».

« Il croyait qu’il allait mourir »

Le plus grave survient ensuite. L’un des six s’empare d’un bâton avec lequel il commet l’irréparable, tout en lui demandant de faire certaines actions très dégradantes.

« Il croyait qu’il allait mourir. Il a malheureusement été obligé d’obéir »

Notre informateur

La séance de torture s’arrête là. Le groupe raccompagne l’adolescent devant la porte d’une maison. « Ils lui ont ordonné d’attendre qu’ils soient partis pour demander de l’aide », précise une source proche du dossier. La personne qui a ouvert a tout de suite pris en charge le jeune et a appelé les secours.

Harcelé à cause de son poids

Pourquoi un tel degré de violence ? Il semblerait que la victime se soit plainte de harcèlement contre le septième jeune mis en cause, absent lors des faits. Il aurait été la cible de mauvaises allusions liées à son poids. Une autre piste évoque un conflit lié à une expulsion de l’établissement. L’instruction devra le déterminer. Il s’agirait donc bien de représailles.

À la question du délai du traitement de l’enquête, il y a également une explication. Entendu une première fois par les forces de l’ordre, l’ado aurait caché avoir été violé. La découverte des vidéos, notamment sur les réseaux sociaux et par sa mère, aurait levé le voile sur ce qu’il avait réellement subi. En parallèle, la gendarmerie avait isolé la vidéo du viol, découverte par hasard dans le cadre d’une autre affaire. Tout cela a permis l’identification puis l’arrestation des suspects, comme l’exploitation des caméras de surveillance, notamment des gares.

Ils avaient organisé les choses sur Snapchat

Dans ces sinistres événements, un point va particulièrement retenir l’attention de la justice. Les six avaient créé un groupe de discussion sur Snapchat pour organiser le passage à tabac, quelques jours auparavant, avec ces mots : « On va le choper ». Sans pour autant déterminer les rôles de chacun ou le matériel à apporter. Mais cette seule initiative entraîne naturellement la préméditation. Ils pourraient donc répondre de leurs actes devant une juridiction criminelle.

Jeudi soir, les six présents lors du viol ont été placés en détention provisoire dans différents sites en France, sous les pleurs des concernés et de leur famille présente. Le septième a été placé en centre éducatif fermé. « Pour prononcer de la prison contre des enfants de 14 ans en France, il faut que la motivation de la justice soit forte. Et cela repose sur la gravité objective des faits : un viol et des tortures », confie notre source.

Lors des auditions, ils ont globalement reconnu les faits, assurant avoir été emportés par l’effet de groupe. L’un avait déjà été condamné pour viol incestueux. Il semble qu’il ne connaissait pas particulièrement la victime. Et qu’il se soit contenté d’accepter de rejoindre le groupe sur simple invitation.



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