
Un homme de 36 ans a été jugé par le tribunal du Mans (Sarthe) le 31 janvier 2025 pour deux vols commis les 26 novembre 2024 et 28 janvier 2025 au Mans.
Tentative de vols de deux voitures
Le 28 janvier 2025, les policiers interviennent au Mans, où un homme a été maîtrisé par des habitants. Il est accusé d’avoir tenté de voler dans deux voitures stationnées dans la cour d’une propriété privée. Sur lui, sont retrouvés des documents provenant de l’une des voitures.
L’homme, interpellé par les riverains, est déjà poursuivi pour avoir cambriolé un centre de formation pour adultes au Mans, où il a été identifié grâce à son ADN laissé sur place.
« Si je vole, je mets des gants »
Devant le tribunal, le prévenu conteste les faits du 28 janvier 2025 qui lui sont reprochés.
Il explique qu’il y a erreur sur la personne et qu’il serait lui-même la victime : « Ce jour-là, je n’ai rien volé, par contre, moi, on m’a volé », lance-t-il.
Connu de la justice, de taille moyenne, aux cheveux très noirs et vêtu entièrement de noir, il ajoute : « Il n’y a pas d’infraction. Je ne suis pas avocat ni rien, mais je me vois mal voler une attestation d’assurance. »
« Je ne suis pas un voleur de kermesse »
Interrogé sur le vol de matériel informatique (une imprimante et un scanner) dans un centre de formation pour adultes le 26 novembre 2024, où son ADN a été retrouvé, il conteste d’abord les faits.
« Je ne fais plus de conneries. Quand je vole, je mets des gants. Je ne suis pas un voleur de kermesse. »
« Je ne venais pas là pour voler, je suis entré et j’ai pris ces deux choses »
Lorsqu’on lui rappelle les autres preuves contenues dans le dossier, il finit par admettre sa présence sur les lieux, attestée par son ADN.
« La vitre était cassée, c’est une curiosité malsaine. Je me suis penché, je me suis coupé la main. »
Peu après, il reconnaît avoir volé le scanner et l’imprimante, « par curiosité ». « Je ne venais pas là pour voler, je suis entré et j’ai pris ces deux choses », ajoute-t-il.
Son casier judiciaire comporte 18 mentions, dont 11 pour des faits de vol. Sa dernière condamnation remonte à novembre 2024.
« Qu’est-ce que vous comptiez en faire ? »
La présidente du tribunal l’interroge : « Qu’est-ce que vous comptiez en faire ? »
« Je n’allais pas les manger », répond le prévenu ironiquement, avant d’ajouter qu’il les a revendus.
Son avocat plaide pour que le dossier soit ramené à sa juste proportion et que la peine requise soit ajustée en conséquence.
Six mois de prison
Reconnu coupable, le prévenu est condamné à six mois de prison ferme et voit la révocation de son sursis à hauteur de deux mois, avec ordre d’incarcération immédiate.
Soit un total de huit mois à passer en détention.
Source link