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« Si elle s’attaque à moi, je la repousse »



« Vous dites vrai ? Car, il y a de quoi s’y perdre. » Mardi 28 janvier 2025, Céline Verny a eu quelques difficultés à s’y retrouver face aux déclarations changeantes du prévenu dans le box du tribunal de Quimper (Finistère). L’homme de 32 ans a comparu pour des violences sur sa compagne.

Coup de coude et morsure

Un premier épisode a lieu au domicile de Madame à Quimper, le 17 décembre dernier. Elle vit avec ses deux jeunes enfants d’une précédente union. « Oui, je lui ai donné un coup de coude dans les dents mais ce n’était pas voulu. »

La victime l’a confirmé à la barre :

Tout ce qu’il a dit est vrai. Il était en train de partir. J’ai voulu attraper son sac. J’ai reçu un coup de coude. En retour, je l’ai mordu.

Second épisode de violences dans la nuit du 23 au 24 janvier après une nouvelle dispute. La scène demeure confuse. « J’ai pris deux ou trois patates. Je l’ai mise à terre. J’ai mis son genou sur sa poitrine pour la calme. Si elle s’attaque à moi, je cherche seulement à la repousser », a déclaré le prévenu.

Des traces au cou et au visage

Au tribunal, sa compagne a parlé de coups sans s’en souvenir. Des photos d’elle montrent des marques sur le cou, le visage et les bras. « Pour moi, elle les avait déjà quand elle est rentrée de son travail », a-t-il soutenu. Faux, a répliqué Madame.

Vidéos :

Le procureur Jean-Luc Lennon penche en faveur de cette dernière : « Ce jour-là, Madame voulait des explications et Monsieur a fini par perdre son sang froid. »

La présidente Céline Verny a précisé que la victime est « défavorablement connue de la justice notamment pour des violences sur conjoint ». « Lui aussi subit ce contexte », a estimé Me Vincent Leprêtre, l’avocat de la défense.

Sa consœur de la partie civile, Me Sophie Ameline de Cadeville, a tenu à préciser : « Elle n’a cependant jamais été en garde à vue ni condamnée pour de tels faits. Aujourd’hui, elle aurait aimé qu’il reconnaisse les violences de janvier. » Sa cliente n’a fait aucune demande d’indemnité.

Travail d’intérêt général

Le couple s’est formé, fin 2023. Le prévenu a fait « six ou sept séjours en prison » pour une dizaine de mentions à son casier. Il a déjà été condamné à six ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine. Il n’a pas d’emploi.

Le tribunal l’a relaxé pour l’épisode de décembre mais condamné pour les violences de janvier. Il s’en tire avec 150 heures de travail d’intérêt général à effectuer dans un délai de 18 mois sous peine de cinq mois de prison.

Le trentenaire a aussi interdiction de contact et de paraître au domicile de son ex compagne pendant trois ans.



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