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ses plus grandes fiertés et son grand regret

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Avec beaucoup d’émotion, le maire de Lille (Nord) Martine Aubry a annoncé la démission de tous ses mandats jeudi 6 mars 2025. L’occasion pour l’élue de revenir sur son parcours et sa vision pour la Capitale des Flandres. Et les fiertés ne manquent pas, tant la ville s’est métamorphosée sous sa houlette. Elle part tout de même avec un grand regret.

Les plus grandes fiertés de Martine Aubry à la tête de Lille

A l’évocation de son parcours mais surtout de sa vision pour Lille, l’omniprésente élue n’hésite pas longtemps quant à sa plus grande fierté : « la mixité en ville. Lille tourne le dos à la ghettoïsation avec la métamorphose des quartiers populaires. Mais il fallait pour cela une vraie politique du logement« , lance Martine Aubry. En d’autres termes, celle du vivre-ensemble.

« Il fallait lutter contre une ville à deux vitesses, comme on qualifiait Lille en 2001, et porter la renaissance dans les quartiers autour d’un concept central, celui de la mixité : une mixité sociale, et une mixité des fonctions où se mêlent dans un même quartier, logements, activités, commerces, services publics, équipements sportifs et culturels. »

On ne fera pas ici une liste exhaustive des constructions sous le mandat de Martine Aubry. Mais un chiffre est assez révélateur de la transformation lilloise : depuis 2001, 31 300 nouveaux logements ont été créés et 27 000 logements anciens ont été rénovés. Et le futur ex-maire de Lille de prendre pour exemple la transformation importante de Lille-Sud. « Bien-sûr, tout n’est pas réglé à Lille-Sud, tout n’est pas parfait, la drogue et les trafics restent un problème endémique. Mais plus personne ne peut dire que Lille-Sud n’est pas pleinement un quartier de la ville ».

Les aménagements importants de la porte de Valenciennes, de Fives-Cail ou de Bois-Blancs sont d’autres exemples des transformations voulues par l’équipe de Martine Aubry.

Et le centre-ville ? 

Si priorité a été donnée aux quartiers, quid du cœur de ville ? « Notre première priorité était d’écarter le risque d’un centre-ville musée, où il n’y a plus d’habitants. Un de nos premiers a notamment été de réimplanter du commerce de proximité et alimentaire, c’est aujourd’hui le cas. »

Il n’empêche, la vacance reste importante aujourd’hui dans le centre-ville lillois, notamment dans la rue de Béthune malgré de jolis projets ces dernières années comme le 31 ou Grand’Scène. « Aujourd’hui, nous souhaitons la mise en place d’un encadrement des loyers commerciaux. Ce n’est pas le seul problème mais on voit bien que l’envolée des prix des baux commerciaux aboutit à écarter le commerce indépendant des grandes rues commerçantes. »

L’élue se targue malgré tout de son travail sur l’attractivité du cœur de ville qui a permis d’attirer de grandes enseignes, notamment rue Faidherbe, « une rue pleinement commerçante et plus seulement une voie de transit entre la gare et la Grand’Place ».

Sécurité et environnement

Comme pour mieux anticiper les critiques qui pourraient lui être faites, Martine Aubry évoque également le pan sécuritaire de sa ville. Elle rappelle le développement de la police municipale et l’installation de caméras, estimant que c’est à l’Etat d’agir. « Nous avons pris notre part de responsabilité. Mais l’ordre public, la lutte contre la délinquance, la lutte contre les trafics, cela relève du régalien. »

Autre reproche souvent fait à la Capitale des Flandres : le manque de verdure. Mais là encore Martine Aubry s’empresse de rappeler la renaturation lancée dans la ville avec notamment la construction de parcs et squares « dans une ville construite sur un urbanisme flamand, enserré dans ses remparts, qui n’a pas permis historiquement d’avoir beaucoup d’espaces verts ». Et de rappeler l’inauguration du parc JB Lebas en 2006, le parc du Grand Sud, le square des mères ou le jardin des Horticulteurs à Saint-Maurice Pellevoisin. 

« Nous continuons avec le futur parc de la place du Maréchal Leclerc à Vauban, le parc du Rectorat, le parc du Marais de Lomme, le parc des berges de la Deûle ou encore le projet d’Euralille à la Deûle pour tenir notre engagement du programme des 90 hectares ».

L’école et la solidarité

Enfin, Martine Aubry rappelle deux axes importants de ses quatre derniers mandats : l’éducation et la solidarité. « Notre première priorité a toujours été l’école ! », lance l’élue. Et de rappeler les fournitures scolaires gratuites mises en place pour les petits Lillois, Lommois et Hellemmois. Le tout avec des tarifs de cantine scolaire très attractifs.

Une politique en lien avec la solidarité au cœur de la politique municipale. Et de résumer : « La solidarité est l’ADN des Lillois, et c’est aussi le nôtre. On ne vit pas cote à cote ici, on vit ensemble.« 

Un grand regret malgré tout

Seule ombre au tableau pour l’élue : la friche Saint-Sauveur. Martine Aubry va forcément partir avec un goût d’inachevé. Et elle ne cache pas sa rancœur envers le groupe écologiste sur ce dossier. 

« Nous avons perdu 10 ans sur ce dossier, alors que 23 000 personnes attendent un logement. Je suis même sûre que certains regrettent aujourd’hui leur posture de l’époque sur ce dossier », s’agace-t-elle.

Pour mémoire, les travaux sur la friche se poursuivent et devraient encore durer de très longs mois.

Mais pas de quoi ternir le bilan lillois de Martine Aubry. « Il y a 20 ans, qui aurait pu croire que Lille, la belle endormie, la capitale triste d’une région en crise, la ville à deux vitesses, deviendrait une ville où l’on vit bien, une capitale culturelle, rayonnante et attractive ? Et nous ne sommes pas les seuls à le dire », sourit-elle.



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