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Septuagénaires tués à coups de pierres dans les Vosges : voici le profil du suspect

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Lundi 31 mars, vers 14h, deux personnes âgées de 76 ans, une femme et un prêtre à la retraite, ont été tuées à coups de pierres. Leurs corps ont été découverts dans une ruelle du village de Xertigny (Vosges).

Le suspect, âgé de 34 ans et originaire de Mayotte, a été interpellé par les gendarmes avant d’être placé en hôpital psychiatrique.

Frédéric Nahon, le procureur de la République d’Épinal, a fait le point mercredi sur l’enquête qui a été ouverte.

Plusieurs pierres ensanglantées retrouvées près des victimes

D’après les premières constatations, le procureur indique que les « deux corps avaient le crâne fracassé » et que « plusieurs pierres ensanglantées, de la taille d’un gros pavé, ainsi qu’une canne brisée » ont été retrouvées à proximité des victimes.

Selon les autopsies réalisées par le médecin légiste, les deux victimes ont subi de violents coups portés sur le crâne.

Le procureur de la République précise que le fait que l’homme était prêtre n’était pas apparent et qu’« aucun élément ne permet d’établir un lien entre sa qualité et le passage à l’acte ».

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Un individu présent dans un local SNCF abandonné du village la veille au soir

Peu de temps après l’acte, le suspect a été interpellé dans la maison située en face des deux corps, qui appartient au frère de la femme décédée : « Le propriétaire était parti en vacances et avait demandé à sa sœur de garder sa maison ».

Lors de la perquisition, un casque SNCF et un pantalon noué tachés de sang ont été retrouvés. L’enquête a permis d’établir qu’un « individu avait tenté d’allumer un feu avec des appareils électroménagers, sans succès » dans un local SNCF abandonné du village. Un élément qui concorde avec le témoignage d’un riverain qui avait remarqué de la lumière et du bruit dimanche soir.

Le mis en cause a donc marché depuis le local jusqu’à la maison et les faits ont eu lieu entre 13h30 et 14h. « Durant cet intervalle, il n’est pas possible, en l’état, de dire si le mis en cause a pénétré dans le domicile en l’absence des victimes ou en leur présence », ajoute M. Nahon.

Le mis en cause déjà condamné par la justice

Le procureur de la République a aussi apporté plus d’éléments sur le profil du mis en cause. Celui-ci n’était pas alcoolisé lors de son interpellation « mais avait consommé du cannabis« . Après avoir habité dans plusieurs communes de France métropolitaine, il résidait à Épinal « depuis une date indéterminée« .

Le suspect a déjà été condamné en 2018 à trois mois d’emprisonnement assorti d’un sursis par le tribunal de Saint-Denis (La Réunion) pour des faits de « violation de domicile et de dégradation du bien d’autrui« . Il a été impliqué dans huit affaires entre 2009 et 2022, dont « deux cas de violation de domicile et un cas de violence avec arme classés sans suite pour état mental déficient et pour irresponsabilité pénale ».

Il ne serait pas sous mesure de tutelle ou curatelle et des vérifications sont en cours pour savoir s’il a déjà séjourné en hôpital psychiatrique.

Le suspect hospitalisé en psychiatrie

Après avoir hurlé à plusieurs reprises après son interpellation, le suspect a été transporté au centre hospitalier d’Épinal « où a été relevé par les autorités médicales une incompatibilité de garde à vue ».

Un arrêté d’hospitalisation sous contrainte a donc été pris. L’homme a été conduit à l’hôpital psychiatrique de Ravenel et s’y trouve toujours.

Il sera auditionné en garde à vue à sa sortie et les investigations se poursuivent. « À l’issue, une information judiciaire sera ouverte des chefs d’homicide étant précédé, accompagné ou suivi un autre crime et violences sur militaire de la gendarmerie avec incapacité totale de travail inférieure à huit jours », conclut le procureur.



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