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Sans aucune surprise, François Bayrou échappe largement à une nouvelle motion de censure

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Sans trop de surprise, François Bayrou a une nouvelle fois échappé à la censure. Après avoir usé (pour la quatrième fois) du 49.3 ce lundi 10 février 2025 sur la troisième partie du budget de la Sécurité sociale pour 2025, le Premier ministre béarnais jouait sa place à la tête du gouvernement ce mercredi après que La France insoumise a déposé une motion de censure comme elle le fait à chaque fois en cas de 49.3.

Mais François Bayrou n’était pas vraiment inquiété le Parti socialiste ainsi que le Rassemblement national ayant fait le choix de ne pas censurer l’équipe gouvernementale.

La motion n’a recueilli que 121 voix à l’Assemblée nationale alors qu’il en fallait 289 pour qu’elle soit adoptée.

Quel avenir pour le budget de la Sécu ?

Avec le rejet de la motion de censure, l’Assemblée adopte donc la troisième partie du PLFSS ainsi que l’ensemble du projet. Quid de l’avenir du texte ?

Le Sénat se saisira à son tour du texte en séance lundi et mardi, avec comme objectif pour le gouvernement une adoption conforme qui vaudrait adoption définitive.

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Dans le cas contraire, le PLFSS devrait revenir à l’Assemblée pour une ultime lecture. Si une nouvelle lecture doit avoir lieu, elle se finirait sans doute… en 49.3.

Un budget qui ne satisfait personne

Passé à la moulinette de la censure, et des concessions accordées aux oppositions, mais aussi à la majorité, le budget de la Sécu prévoit désormais une hausse des dépenses d’Assurance maladie de 3,4 % en 2025, contre 2,6 % initialement prévu, notamment parce que le gouvernement Bayrou a rallongé d’un milliard d’euros l’enveloppe de l’hôpital.

Le gouvernement a dû renoncer à une hausse des tickets modérateurs (reste à charge du patient après le remboursement de l’assurance maladie), accepter de revoir à la baisse les efforts demandés aux entreprises concernant les exonérations de cotisations sociales, et faire le deuil de la désindexation des retraites sur l’inflation.

L’idée d’instaurer sept heures de travail annuelles supplémentaires non rémunérées n’a pas non plus fait florès, après avoir été adoptée au Sénat.

Un budget qui in fine ne satisfait personne, ce qui a fait dire au Premier ministre lundi qu’il faudrait « dès le lendemain de l’adoption des budgets » trouver les voies et moyens d’un « retour à l’équilibre », une « tâche immense » pour l’avenir. Le déficit devrait lui s’élever à plus de 22 milliards d’euros, au lieu de 16 milliards.

D’autant plus que l’objectif affiché de ramener le déficit public à 5,4 % du PIB cette année « ne pourra pas être tenu », a affirmé sur Public Sénat le député centriste Charles de Courson, rapporteur de la commission des Finances à l’Assemblée.

avec AFP.



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