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sa femme retrouvée « le crâne en sang »

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Le 25 décembre 2023, dix jours après avoir été jugé et relaxé par le tribunal correctionnel de la Roche-sur-Yon pour des faits identiques, un homme de 30 ans s’en était de nouveau pris à sa compagne.

Il lui avait « saisi le visage » et lui avait infligé des « coups sur tout le corps » avant qu’elle ne « se cogne la tête contre le coin du canapé » dans leur logement à Saint-Hilaire-de-Clisson.

Dans l’après-midi, tous deux avaient pris la voiture pour aller faire des courses dans une épicerie. La voyant fermée, le prévenu s’était mis « en colère », avait déjà « saisi le visage » de la victime et avait « cogné l’arrière de sa tête contre un mur ». Alerté par les cris de la jeune femme qui avait le « crâne en sang », un passant avait pu lui porter secours.

Un médecin avait alors par la suite relevé chez elle un « hématome sur le bras droit », une « plaie sur le front », une « douleur au niveau du cuir chevelu », un « érythème au niveau des cervicales » ainsi que des « migraines » et des « acouphènes » trois semaines après les faits. Côté psychologique, elle était en proie à des symptômes « anxieux » et « dépressifs ».

L’accusé absent de l’audience

Venue à l’audience pour décrire son « quotidien pendant six mois » de relation, la jeune femme a aussi fait remarquer qu’elle a dû changer de travail et qu’elle « n’ose plus » retourner dans son appartement de peur de revoir son compagnon également « odieux verbalement ».

Le prévenu ne s’était pour sa part pas déplacé au Palais de justice de Nantes pour honorer sa convocation, mais avait contesté en audition les faits qui lui étaient reprochés : son ex-compagne avait en réalité « besoin d’alcool et de stupéfiants » et s’était elle-même « énervée » quand elle avait vu que l’épicerie où ils se rendaient était fermée. Il s’était toutefois montré incapable d’expliquer aux gendarmes comment elle avait pu se blesser.

Déjà condamné une fois pour « violences par conjoint », pour des faits de 2021, cet homme a donc un « problème avec la violence et ses compagnes », a résumé la présidente du tribunal correctionnel de Nantes.

Contrairement au parquet, qui réclamait une peine d’emprisonnement ferme, elle s’est finalement contentée d’infliger huit mois de sursis simple au prévenu. Il aura par ailleurs interdiction de recontacter son ex-compagne et de paraître à son domicile. Sur le plan civil, il devra lui verser 3 000 € de dommages et intérêts.



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