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Roubaix. Sous stupéfiants et sans permis, il renverse une fillette de 13 ans et prend la fuite

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Un grave accident a eu lieu le 22 septembre 2019 sur l’avenue Verdun à Roubaix (Nord). Un automobiliste a brutalement renversé une fillette à trottinette, sur un passage piéton. La victime, âgée de 13 ans, a subi de nombreuses fractures et traumatismes. Au tribunal de Lille, le 12 février 2025, l’homme de 30 ans a été jugé pour blessures involontaire avec circonstances aggravantes. Il était en effet sous l’emprise de stupéfiants, ne possédait pas le permis de conduire et a tenté de fuir, sans rien faire pour porter assistance à l’enfant. Détails.

Fillette renversée à Roubaix : un prévenu “submergé par l’égoïsme”

Il est 16h, le 22 septembre 2019, lorsque la police est requise pour un accident avec délit de fuite, sur l’avenue Verdun à Roubaix. Selon plusieurs témoins, un automobiliste a renversé une petite fille à trottinette, qui traversait la route sur un passage piéton. Le conducteur, “choqué”, serait sorti de son véhicule pour “regarder la victime” avant de repartir “à vive allure” sans prévenir les secours.

Plusieurs témoins indiquent également que l’homme aurait “grillé un feu rouge” dans sa fuite. Âgée de 13 ans, la victime a été “projetée en l’air, à 20 mètres” de la collision. La présidente du tribunal liste une “plaie grave à la cuisse droite” et plusieurs fractures et traumatismes dont un crânien. Malheureusement pour le fugitif, un témoin le “reconnaît formellement grâce à la plaque d’immatriculation” de son véhicule.

Le suspect de 30 ans finit par se rendre au commissariat deux heures après, pour reconnaître les faits. Sa voiture est retrouvée “sérieusement endommagée” avec “le phare et l’aile à l’avant droit cassés, le capot enfoncé et le pare-brise brisé”. Lors de son audition, le prévenu affirme que la fillette “a surgi brusquement en s’engageant sur le passage piéton sans regarder”. Il soutient qu’il roulait à “35 ou 40 km/h” et qu’il n’a “pas pu l’éviter, même en freinant”.

Pourtant, la victime a été “percutée sur sa droite” et était donc “sur la fin du passage piéton”. La présidente s’étonne que l’homme n’ait pas vu la fillette. Les policiers ont également remarqué l’absence de traces de freinage sur les lieux de l’accident et un expert a réévalué la vitesse du véhicule à 57km/h, sur une zone limitée à 30km/h. Il dénonce une “vitesse excessive” et une “totale inattention”.

Il s’agit en effet d’un accident avec de nombreuses circonstances aggravantes, puisque l’homme a été testé positif aux stupéfiants et ne possède pas le permis de conduire. Au tribunal, il avoue avoir fait l’acquisition de la voiture dans le but de passer le permis prochainement. Une explication invraisemblable pour la présidente : “Si ce n’est pas idiot ça ! Vous n’avez même pas le code, vous mettez la charrue avant les bœufs !”, s’emporte-t-elle.

Le délit de fuite sans prévenir les secours est “la dernière cerise sur le gâteau”. La présidente dénonce une “réaction instinctive complètement égoïste” : “Vous mettez tout le monde en danger ! » 

« J’assume mes responsabilités sinon je me serais rendu en Belgique et j’aurais brûlé la voiture »

Pour se défendre, il explique avoir été « choqué ». « J’ai complètement

perdu mes moyens quand je l’ai vue allongée au sol.” Il “aurait voulu s’excuser en présence de la famille” : “J’y pense tous les jours. Les poursuites me sont égales, j’espère que la petite fille va bien.” Son avocate dépeint un homme “démuni” et plaide une “prise de conscience totale”. Elle rappelle que l’homme s’est rendu à la police quasiment après les faits : “Il n’a pas fallu grand temps pour le convaincre !”

Lors de sa première audition, le prévenu affirmait en effet “assumer totalement ses responsabilités”, expliquant qu’en cas contraire, il

se serait “rendu en Belgique et aurait brûlé la voiture”. Selon l’avocate, il est “facile de le réduire à un gars qui se moque de tout et de tout le monde”. C’est pourquoi elle demande une peine intégralement assortie d’un sursis probatoire.

L’avocate de la partie civile espère quant à elle une peine stricte, rappelant “l’enfer” que vit la famille depuis l’accident. Le procureur de la République rappelle un “véritable drame” dû à un “comportement

irresponsable et fautif avant, pendant et après” les faits. Malgré le casier judiciaire vide du prévenu, il requiert 30 mois d’emprisonnement dont 24 avec sursis probatoire, dont la peine ferme serait sous bracelet électronique.

Le tribunal se veut plus sévère : le trentenaire est finalement alors condamné à 3 ans de prison dont un an ferme aménageable. Il a également l’interdiction de passer le permis pendant deux ans.

Par Zoé Hondt



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