Des bourdonnements d’insectes vrombissant, puissance 1000. A Toulouse, les rodéos urbains à deux roues sont un fléau sonore qui met à l’épreuve les nerfs des riverains, pas assez mélomanes, sans doute, pour apprécier à sa juste valeur ce concert de moteurs de tondeuse à gazon, décrivant des cercles à l’infini autour d’un square.
Déploiement de drones
Les nerfs et les nuisances sonores sont une chose. La sécurité des usagers de l’espace public en est une autre. En premier lieu, celle des piétons, très exposés en cas de collision.
Il y a un an de cela, une femme de 50 ans qui poussait le fauteuil roulant de sa mère sur un chemin piétonnier de la Faourette, avait été grièvement blessée aux jambes par un individu à motocross, en plein rodéo. Individu condamné à 6 mois de prison ferme par la justice.
En wheeling au milieu des piétons
C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics, préfet en tête, prennent régulièrement des mesures, comme le déploiement de drones jusqu’au mois de mai 2025 sur plusieurs communes de l’agglomération toulousaine, pour lutter plus efficacement contre ces pratiques.
Pour illustrer ce combat quotidien contre l’incivilité et la mise en danger des plus faibles, les forces de l’ordre viennent de dévoiler sur leurs réseaux une affaire récente.
Jeudi 13 mars 2025, quartier Ramassiers, à Colomiers (Haute-Garonne), des policiers sont témoins des agissements d’un pilote de moto-cross, roulant comme un tambour et effectuant des roues arrière, le fameux wheeling.
« La passante traversait la chaussée… »
« Ces collègues de la brigade des stups Rive gauche se trouvaient là dans le cadre d’une enquête mais on observant les agissements de cet individu, ils ont décidé de le contrôler », relate à Actu Toulouse, une source policière. Sous leurs yeux, il avait « failli percuter une passante qui traversait la chaussée », justifiant a fortiori leur intervention.
Le pilote du deux-roues ne se laissait pas faire. « Il a tenté de prendre la fuite mais a été rattrapé au pied de son immeuble ». Il aurait continué de se débattre et de porter des coups. « La rébellion est retenue ».
Renvoyé en correctionnelle, moto confisquée
Soumis à un dépistage salivaire, ce jeune homme de 20 ans « très défavorablement connu des services de police », était positif au cannabis.
A l’issue de sa garde à vue, il a été laissé libre. Il comparaîtra en… 2026 (sic), devant le tribunal correctionnel de Toulouse, pour « rodéo urbain », « conduite sous stupéfiants » et « rébellion ».
En attendant, la motocross avec laquelle il circulait a été confisquée par la justice.
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