Burgers, sandwichs, pizzas, pommes de terre garnies, plats thaïs ou comoriens… Depuis janvier 2024, la mini halle gourmande Eater food club et ses sept restaurants régalent le quartier de la Timone (et des clients en livraison) avec une carte 100 % « street food ».
Le succès de la formule est au rendez-vous. À tel point que son créateur cherche déjà activement à ouvrir un second food court, plus grand, toujours dans Marseille.
« On a nos habitués »
En s’installant là, en janvier 2024, Marvin Elhacen ne pensait ouvrir qu’une « dark kitchen ». Ces restaurants virtuels qui ne cuisinent que pour les clients des plateformes de livraison. « Mais les gens ont commencé à vouloir manger sur place et ça n’a pas arrêté », se réjouit-il.
Situé sur le boulevard Jeanne d’Arc, près de La Timone, le « mini food court où on mange tarpin bien » propose une terrasse, en partie couverte, d’une trentaine de places.
Il reçoit la visite d’élèves du Lycée technologique Marie Curie, d’étudiants, de soignants (qui ont tous droit à 10 % de réduction) mais aussi de locaux. « Le quartier nous a surpris. On a nos habitués, raconte encore le patron. Deux gentilles mamies sont très souvent là. » Elles ont, elles aussi, adhéré à l’offre 100 % « street food » du Eater food club.
À partir de 4,5 euros, 6 euros avec la boisson
« J’ai à peu près tout essayé et on est sur de la cuisine très gourmande à chaque fois », explique Sarah, une cliente de 22 ans, conquise et régulière. Ce jour-là, elle choisit une pomme de terre garnie de Cho’patate, avec des « toppings » à la carte et du fromage gratiné à gogo. Chez eux, la recette de base est à 4,5 euros, 6 euros avec la boisson.
« Les formules montent jusqu’à une quinzaine d’euros », détaille encore Marvin Elhacen. Et il y en a pour tous les goûts, « avec uniquement du frais [il n’y a pas de congélateur ici] et un maximum de local ». Le créateur du food court choisit soigneusement ses enseignes.
L’offre du Eater food club
- Cha’oula, street-food comorienne
- Cherry’z burger, burgers avec frites, salade ou épis de maïs
- Cho’patate, pomme de terre géante et garnie à la demande
- La pizz’ qui fume, pizzas et piadines
- Rice Corner, cuisine thaïe servie en bowls
- Smooth, sandwichs briochés, salades et smoothies
L’entrepreneur, qui « a appris des erreurs » de son premier business, « un bar à burgers » lancé en 2015, a préféré y aller mollo pour cette nouvelle aventure : « J’ai fait rentrer chaque restaurant au fur et à mesure pour les accompagner le mieux possible ».
Il cherche plus grand et avec un large extérieur
Le petit dernier, Rice Corner, spécialiste de la street food thaïe, a fait parler de lui il y a quelques semaines en proposant ses premiers plats à seulement deux euros. Au total, à date, ils sont six, chacun dans leur cuisine d’une quinzaine de mètres carrés. Une septième est encore disponible après le départ pour d’autres aventures d’un corner vietnamien.

Les commandes se prennent directement aux comptoirs, et bientôt sur des bornes. Comme dans le deuxième lieu que Marvin Elhacen cherche déjà à ouvrir. « J’aimerais que ce ne soit pas trop loin du centre-ville et beaucoup plus grand, au moins 400 m2, avec un extérieur qui me permettrait même d’installer des food trucks », explique-t-il.
Kamilia Bouguessa, 25 ans, à la tête du Smooth, la seule des sept cuisines du Eater food club qui a pignon sur rue, aimerait déjà le suivre pour ouvrir un deuxième spot : « pour nous, c’est une super aventure, il y a une très bonne cohésion de groupe avec tout le monde ».
Ces restaurateurs ont trouvé le bon plan : entre eux mais aussi avec leurs clients.
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