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qui sont les victimes du pédocriminel dont les faits sont prescrits ?



Lors du procès de Joël Le Scouarnec, la cour criminelle du Morbihan a évoqué plusieurs cas prescrits le 5 mars 2025.

Quels faits sont jugés ?

Poursuivi pour des viols et agressions sexuelles pour 299 victimes, l’ancien chirurgien digestif encourt une peine maximale de 20 années de réclusion criminelle.

« Les faits les plus anciens hors prescription remontent au mois de janvier 1989 et les plus récents, à janvier 2014 », avait annoncé le procureur de la République de Lorient avant le procès.

La cour criminelle évoque au huitième jour du procès les faits prescrits.

Plusieurs cas prescrits

Une fille de 12 ans a été abusée le en 1984 à Loches. « Elle apparaît dans le fichier Vulvette », indique la présidente. Il aurait tripoté sa vulve et son clitoris dans une chambre après une opération. Elle a été auditionnée à l’âge de 48 ans pour ses faits. Elle travaille aujourd’hui en Normandie. Il y a prescription.

La deuxième victime était âgée de 7 ans en septembre 1986 à Loches. « La fille a été opérée à l’appendicite dans la clinique de Loches », indique la présidente qui lit les déclarations. Elle a déposé plainte. Les faits sont prescrits.

Vidéos :

Les faits prescrits pour une troisième victime ont lieu en octobre 1986. La victime était âgée de 9 ans. Elle a été auditionnée en 2020 sur ces faits. Elle a déposé plainte.

Enfin, la présidente évoque un dernier cas : le 12 décembre à Loches sur une fillette de 10 ans. Elle a été entendue en 2020. « Ma mère a vu dans le journal les faits concernant le docteur Le Scouarnec. J’ai fait quelques recherches. Je sais que j’ai été opéré par ce médecin. Je veux savoir si je suis victime », a-t-elle déclaré en 2020. Elle apparaît bien dans les carnets de l’ancien chirurgien.

Les dates clés de Joël Le Scouarnec :

Joël Le Scouarnec est né à Paris en 1950. 

En 1985, il est diplômé de médecine de la faculté de Nantes. Chirurgien viscéral, il s’installe d’abord à Loches en Touraine.

En 1994, il travaille à la clinique du Sacré-Cœur à Vannes. 

En 2004, il va dans le public. Il passe à l’hôpital de Lorient (Morbihan) puis est titularisé à Quimperlé (Finistère). Cette même année, le FBI trouve sa carte de crédit sur des sites pédopornographiques russes.

Il est condamné en octobre 2005 pour importation et détention d’images pédopornographiques, mais peut continuer à exercer et pratiquer des appendicectomies sur des enfants.

En 2006, un docteur de Quimperlé le signale au conseil départemental de l’ordre des médecins du Finistère.

En 2008, il travaille à l’hôpital de Jonzac. Une vingtaine de victimes présumées sont identifiées.

En 2017, ses voisins portent plainte pour viol. Pour cette affaire, en mars 2020, le septuagénaire a été condamné à 15 ans de prison pour des agressions sexuelles et viols sur quatre premières victimes.

En parallèle, en octobre 2020, il est mis en examen à Lorient pour viol et agression sexuelle de 312 personnes.

En 2021, Joël Le Scouarnec est placé au centre pénitentiaire de Ploemeur dans le Morbihan en décembre 2021 pour la suite de l’instruction. Début 2025, il est transféré à la maison d’arrêt de Vannes pour le procès qui s’ouvre le 24 février 2025.

Que dit l’accusé sur ces faits ?

Vers 19 h 15, Joël Le Scouarnec est interrogé par la cour criminelle pour ces faits sur lesquels il n’est pas poursuivi.

« Je ne me souviens pas de ces quatre personnes. J’ai commis des méfaits à la clinique à Loches. C’est peu vraisemblable que ce soit à l’hôpital de Loches, car je n’y restais pas », s’exprime l’accusé.



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