Edgar Grospiron, ancien skieur olympique, va être proposé mardi 18 février 205 pour présider le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 dans les Alpes françaises, a indiqué, ce jeudi 13 février, une source proche du dossier à l’AFP.
« Je félicite chaleureusement Edgar Grospiron qui sera proposé pour la présidence du Cojop Alpes françaises 2030 », a fait savoir la ministre des Sports Marie Barsacq, qui compte sur « son énergie », sa « passion » et « son expertise ».
Coquetterie du destin, l’ancien skieur de la Clusaz, âgé aujourd’hui de 55 ans, a été couronné président d’Alpes 2030 un 13 février, 33 ans jour pour jour après son sacre olympique à Albertville. « Un beau symbole », a réagi la ministre des Sports.
Un champion olympique pour présider le comité ?
Edgar Grospiron est né en Haute-Savoie en 1969 et commence le ski dès ses 18 mois. Passionné par la discipline, il rêve d’atteindre le haut niveau dès le plus jeune âge.
Il se lance quand même dans un BEP commerce, poussé par ses parents, mais sa carrière sportive prend rapidement le pas. Il remporte un premier podium en coupe du monde en 1987 à La Clusaz.
Et en 1992, le Haut-Savoyard devient le premier champion olympique de la discipline du ski de bosses, le sport ayant été intégré pour les Jeux d’Albertville.
Triple champion du monde
Le champion popularise la discipline et la fait connaître dans les médias grâce à son charisme. Il avait notamment déclaré qu’il suivait un régime particulier : « Une semaine vin rouge, une semaine vin blanc ».
Edgar Grospiron est également à trois reprises champion du monde de la discipline (1989, 1991 et 1995). Il prend finalement sa retraite tôt, à 26 ans.
À la fin de sa carrière sportive, il poursuit différentes activités liées au sport, comme celle de commentateur télé, et devient conférencier en entreprise sur la motivation et le sport.
Edgar Grospiron a aussi été l’éphémère directeur général de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux d’hiver 2018, qui s’était soldée à l’époque par un échec cuisant.
Un profil qui a fait l’unanimité
Sa nomination intervient seulement dix jours après le retrait fracassant du quintuple champion olympique de biathlon Martin Fourcade, au nom de « ses convictions ».
Le G5, qui regroupe les parties prenantes de ces JO d’hiver (ministère des Sports, comités olympiques et paralympiques, représentants des deux régions Auvergne Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur), a donc mis fin au feuilleton qui commençait à faire mauvaise impression.
Edgar Grospiron faisait face à cinq autres prétendants : les anciens sportifs Marie Martinod, Vincent Jay, Nathalie Péchalat, Jean-Luc Crétier, ainsi que l’ex-journaliste Gérard Holtz.
L’affaire semblait toutefois quelque peu jouée d’avance. « Il y avait apparemment unanimité sur le profil depuis plusieurs jours, et sur le nom. Surtout, ils n’avaient plus vraiment le temps », a ainsi confié une source au sein du mouvement olympique français, ajoutant qu’« Edgar Grospiron est aussi proche du CIO, et cela a sans doute joué. »
Il a de l’expérience, il a de la bouteille. Après, fédérer, c’est encore un autre niveau, c’est quelque chose de plus complexe. Au moins, il a la légitimité sportive, il a fait les Jeux, il les a vécus mais il va falloir évoluer dans d’autres mondes, il y a de la politique, mais je pense que le monde sportif se joint carrément derrière Edgar.
Sa désignation devrait enfin donner le top départ d’Alpes-2030, après toutes les tensions de ces derniers mois autour de la désignation du président.
avec AFP.
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