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qui a enterré ou brûlé des bidons de produits phytosanitaires durant près de 10 ans ?

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L’affaire débute par un signalement anodin : un égrainage irrégulier sur une parcelle appartenant à une coopérative agricole, d’après L’Est Républicain.

Ce qui aurait pu rester une simple infraction cynégétique prend une tout autre ampleur dans le Sud meusien, lorsque les enquêteurs de l’Office français de la biodiversité (OFB) et du Service régional de l’alimentation (SRAL) découvrent un véritable scandale écologique.

Au total, 130 bidons de produits phytosanitaires jonchent le sol et 360 autres sont enterrés, dont 180 encore remplis de substances toxiques. L’analyse des sols confirme rapidement une pollution significative, posant la question des responsabilités.

Des pratiques clandestines tolérées ?

Deux anciens salariés de la coopérative agricole sont accusés d’avoir enterré puis brûlé ces bidons. Ils expliquent avoir agi faute de consignes claires.

L’un d’eux, en poste entre 2010 et 2014, affirme avoir reçu l’ordre de « cacher » les bidons refusés par l’organisme de collecte.

Son successeur, en fonction jusqu’en 2020, reconnaît avoir brûlé les bidons sans réelle prise de conscience de l’impact environnemental.

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Face à ces accusations, la direction de la coopérative se défend et rejette la faute sur les employés. « Ils n’ont pas respecté le process », martèle le directeur général, affirmant que ces actes résultaient d’une initiative individuelle.

Des responsabilités en débat devant la justice

Le tribunal de Bar-le-Duc doit maintenant déterminer si la coopérative a fermé les yeux sur ces pratiques ou si elle en était réellement ignorante. Le parquet considère que tous étaient informés et réclame :

  • 9 mois de sursis pour les anciens salariés,
  • 10 mois de sursis et l’obligation de remise en état pour le responsable du site,
  • 10 000 € d’amende pour la coopérative.

La défense, elle, plaide la relaxe, arguant que la loi climat ne peut s’appliquer rétroactivement.

Le jugement sera rendu le 6 mai prochain.



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