Récemment, la préfecture de police de Paris mettait en avant les bons chiffres 2024 en matière de délinquance dans l’agglomération, soulignant une « baisse prononcée » alors même que la capitale a connu des grands évènements, les Jeux Olympiques et Paralympiques ainsi que la réouverture de Notre-Dame. Dans la capitale stricto sensu, les atteintes aux biens notamment ont ainsi reculé de 13,96%. Les vols par effraction, eux, ont diminué de 21,15%. Dans le même temps, les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes ont baissé de 5,32%. Mais, certains arrondissements restent plus sujets à la délinquance que d’autres, comme le révèlent les dernières statistiques du ministère de l’Intérieur.
Les arrondissements les plus touchés par la délinquance à Paris
Les statistiques du ministère de l’Intérieur indiquent le nombre de faits de délinquance en fonction de la population de chaque arrondissement. Il est dès lors logique, à Paris, que les arrondissements du centre, soient les plus concernés.
Les cambriolages de logements ont fortement reculé en 2024 dans la capitale (-22,4%). Avec 9249 faits recensés, Paris affiche un taux de 6,6 cambriolages pour 1000 habitants, soit le même niveau qu’en Île-de-France. Le plus grand nombre a (encore) été enregistré dans le 15ème arrondissement (1097) devant le 18ème (1017).
L’arrondissement le plus touché en proportion de la population est le 2ème avec un taux de 11,1‰ devant le 8ème (10,8‰) et le 1er (10,6‰). Viennent ensuite les 3ème et 6ème arrondissements (10‰). Les arrondissements les moins touchés sont les 12ème (4,6‰) et 13ème (4,1‰).
- Les coups et blessures volontaires
Les coups et blessures volontaires ont reculé de 2,2% à Paris où 12 729 faits ont été enregistrés soit un taux de 6‰ contre 5,3‰ en Île-de-France et 5‰ en France. En valeur absolue, le plus grand nombre de faits a eu lieu dans les 18ème (1256), 19ème (1234) et 13ème (1021).
Si l’on prend en compte les indicateurs en proportion de la population, le 1er arrondissement est particulièrement concerné (24‰) devant le 8ème (13,3‰), le 10ème (12,3‰). Le 14ème arrondissement apparaît comme le plus sûr (3,7‰), suivi par le 16ème 4,1‰), les 15ème et 17ème (4,3‰).

- Le trafic de stupéfiants
Le trafic de stupéfiants fait partie des indicateurs en hausse à Paris (+6,6% en 2024). La capitale affiche un taux de 2,3 faits pour 1000 habitants contre 1,4‰ dans la région et 0,8‰ en France. La « palme » revient au 18ème arrondissement (1060 faits, 5,7‰)
Mais, le phénomène est aussi particulièrement marqué dans les 2ème (6,1‰), 1er (5,5‰) et 10ème arrondissements (5,2‰). Les 8ème (4,9‰), 9ème (4,7‰) et 3ème (3,4‰) sont concernés à un degré moindre. Les arrondissements les plus épargnés sont le 16ème (0,9‰), le 14ème (1‰).

- Les destructions et dégradations volontaires
Les destructions et dégradations volontaires ont marqué un recul en 2024 à Paris (-13,2%). Avec 17 888 faits, la capitale affiche un taux de 8,5‰ contre 8‰ en Île-de-France et 7,8‰ en France.
Le plus grand nombre de faits a été enregistré dans le 16ème arrondissement (1 538 ; 9,8‰), devant le 18ème (1 471 ; 7,9‰) et le 19ème (1 414 ; 7,9‰).
Proportionnellement à la population, le 1er arrondissement est largement au-dessus (22,4‰) tout comme les 2ème (18,1‰) et 8ème (17,7‰). Viennent ensuite les 3ème (14,2‰), 4ème (14‰), 10ème (12,5‰) et 9ème (12,4‰).

En comparaison, les 15ème (5,3‰), 20ème (6‰) et 13ème (6,5‰) arrondissements sont beaucoup moins touchés en la matière.
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