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quatre jeunes devant la justice

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Pour les forces de l’ordre et le parquet, « un trafic de drogue d’ampleur, avec blanchiment d’argent, a été démantelé à Chaumes-en-Retz ». Pour les avocats de la défense : « La montagne a accouché d’une souris ».

À en juger par la première comparution immédiate de quatre prévenus sur douze interpellés, l’audience du vendredi 25 avril 2025, date de son renvoi, promet d’être longue. En attendant, trois d’entre eux sont placés en détention provisoire.

Ils demandent à préparer leur défense

Le vendredi 7 mars 2025, les quatre hommes, âgés de 18 à 21 ans, alignés dans le box des prévenus devant douze gendarmes, ont en effet demandé à préparer leur défense.

Pour trois d’entre eux, elle se fera ainsi derrière les barreaux. Le quatrième devra se plier à un contrôle judiciaire strict. Sachant que deux d’entre eux sont poursuivis pour blanchiment.

Suite à une enquête ouverte en septembre 2024, révélant un trafic de plusieurs mois, selon le mode opératoire « Uber-shit », selon l’enquête de gendarmerie.

90 militaires ont été mobilisés mardi 4 mars 2025 pour procéder aux interpellations.

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230 000 € en un an ?

Les perquisitions ont permis de saisir 300 g de produits stupéfiants, et 1 000 € en espèces. Cependant, 31 clients ayant été entendus dans l’affaire, il s’avère « qu’il s’agit d’un trafic de grande ampleur -cannabis, héroïne, kétamine, cocaïne- ayant généré un chiffre d’affaires d’environ 230 000 € en un an », estime-t-on du côté des forces de l’ordre.

Lors de l’audience, le procureur précise : « Rien que pour la cocaïne, il semble que ce trafic ait généré 100 000 € de gains ».

« La montagne a accouché d’une souris »

Les avocats de la défense sont unanimes : « La montagne a accouché d’une souris ».

Toutefois, le profil du client de Me Conta, âgé de 21 ans, diffère des autres. Addict à des jeux de PMU et du casino, il a accepté des livraisons.

Sachant que son casier judiciaire est vierge, l’avocate a tancé : « Qu’est-ce que je fais là ? »

Elle estime que ce dossier méritait une instruction, et soutient son client : « Pourquoi ce traitement de défaveur ? D’autres protagonistes de l’affaire font l’objet d’un plaider-coupable ». Elle insiste et obtient le placement sous contrôle judiciaire.

« On a le bas de l’échelle »

Me Déborah Florance partage le sentiment de sa consœur quant au choix de la comparution immédiate : « Nous n’arrivons pas à force égale, par rapport au parquet. Il suit ce dossier depuis septembre, nous en avons pris connaissance il y a quelques jours seulement ».

Elle estime que « si le travail des gendarmes a été tentaculaire, le trafic ne l’est pas. On a ici le bas de l’échelle ».

Son client, âgé de 20 ans, est récidiviste et son casier porte huit mentions dont trois en relation avec les stupéfiants.

Me Astrid Bailleux dénonce aussi la détention demandée pour son client qui aura 19 ans dans deux mois : « Il a reconnu revendre et s’est affranchi depuis janvier de sa consommation ». Il a jusque-là une condamnation à son casier.

Pour Me Lauric Douvisi-Morris, certes, « il y a eu beaucoup de travail, mais pour un résultat assez décevant ».

Comme son client, récidiviste, dont le casier porte quatre condamnations, est présenté comme « la tête », il s’oppose farouchement : « Le rôle qu’on lui impute ne correspond pas à la réalité. Il veut en finir avec tout cela et vivre de façon honnête ».



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