Délocalisée en raison d’une pelouse du GGL Stadium déclarée impraticable, la rencontre de la 18e journée du Top 14 entre Montpellier et Castres se tiendra dans l’antre d’un club historique du rugby français, sur la pelouse du stade Raoul-Barrière de Béziers. Une destination qui ne laisse pas indifférents joueurs et staff du Castres Olympique. D’autant que leurs supporters devraient se déplacer nombreux…
Castres en pèlerinage à Béziers pour affronter le MHR
Ce qu’on a coutume d’appeler le Grand Béziers ne parle peut-être plus à tout le monde, mais s’il y a bien des clubs qui ont marqué une époque de leur empreinte, l’ASBH, à l’époque Association Sportive Biterroise, en fait partie. Elle a posé un sceau indélébile sur les années 70 et 80 avec des titres en 1971, 1972, 1974, 1975, 1978, 1980, 1981, 1983 et 1984.
Alors certes, à l’époque, les Biterrois évoluaient à Sauclières avant de déménager au stade de la Méditerranée, renommé Raoul-Barrière en l’honneur de l’entraineur mythique de l’époque de la suprématie héraultaise. Où se tiendra Montpellier – Castres.
Enceinte différente, mais poids historique inchangé. Notamment pour Xavier Sadourny qui a connu la Méditerranée quand il évoluait à Lyon.
« Il y a un côté historique même si je n’ai pas eu l’opportunité de jouer contre le Grand Béziers », plaisante l’entraineur du CO avant de poursuivre : « Mon père, qui était ancien joueur de l’ASM, pour lui, Béziers, ça représentait quelque chose. Moi, j’aime l’histoire du rugby. Donc, forcément, c’est une terre de rugby, ça a été une équipe exceptionnelle, avec des joueurs exceptionnels. J’ai beaucoup joué à Béziers en Pro D2, à l’époque, quand j’étais à Lyon. Donc, de retourner là-bas, c’est quand même un club historique. »
Et il est d’ailleurs ravi que ses plus jeunes éléments puissent à leur tour faire ce pèlerinage dans un haut lieu du rugby français : « Pour nos jeunes joueurs, de jouer dans ces stades historiques, c’est important. Je suis content qu’on y aille et que nos jeunes joueurs comme Louis Le Brun, comme Adrien Séguret, tous ces jeunes mecs de la génération un peu 2000, aient l’opportunité d’aller dans ce stade-là. C’est chouette. »
Au grand plaisir de Paul Jedrasiak
Peut-être ce passage à Béziers restera-t-il comme un moment anodin pour certains joueurs, montpelliérains ou castrais. Mais certainement pas pour Paul Jedrasiak, touché par le poids d’un tel voyage.
« J’ai grandi avec mon père, mes oncles qui avaient forcément des histoires, avec le Grand Béziers. Quand tu aimes le rugby français, quand tu aimes ses histoires, tu as des clubs où ça te fait bizarre. J’ai le souvenir d’être parti visiter Lourdes aussi. Quand tu as grandi dans une famille de rugby, ça te fait quelque chose de jouer dans des stades comme ça », apprécie le 2e ligne.
S’il ne sera pas en terrain conquis à Raoul-Barrière, le Castres Olympique sera toutefois un tout petit peu plus proche de ses bases. Et soutenu par nombre de ses supporters, puisque six bus ont été mobilisés pour l’occasion.
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