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professeur à Saint-Joseph, il souhaite développer le pickleball


C’est une discipline qui gagne du terrain. Né aux États-Unis dans les années 1960, le pickleball commence à se faire sa place en France. Dans l’Hexagone, près de 10 000 licenciés le pratiquent déjà au sein des 300 clubs affiliés à la Fédération française de tennis (FFT). Ce sport, qui combine le ping-pong, le badminton et le tennis, connaît de plus en plus d’adeptes. Et il va bientôt arriver à Châteaubriant (Loire-Atlantique) grâce aux efforts d’un seul homme.

Le pickleball, une activité qui s’adresse à tous

Anthony Roche est un passionné. Au point qu’il a installé un terrain de pickleball dans son jardin. Ce professeur d’éducation physique et sportive (EPS) au collège et lycée Saint-Joseph de Châteaubriant découvre la discipline avec ses enfants il y a quelques années. Selon lui, l’activité va se démocratiser. « C’est très ludique, accessible et moins technique que le tennis et d’autres sports de raquette », résume-t-il.

En effet, le pickleball se joue sur un terrain de la taille d’un court de badminton, principalement en double. À l’aide de raquettes plus courtes, les joueurs effectuent un service à la cuillère puis se renvoient une balle en plastique perforée par-dessus un filet de la même hauteur qu’au tennis. « D’un point de vue technique, c’est assez accessible, car il n’y a pas d’effet. Sur le plan physique, le pickleball est moins traumatisant que le tennis, le badminton ou le padel », précise-t-il.

La discipline, qui combine qui combine le ping-pong, le badminton et le tennis, est en plein essor. ©Anthony Roche

Développer la pratique en milieu scolaire

Depuis la rentrée scolaire de 2024, Anthony Roche souhaite encourager la pratique au collège. « Dans un premier temps, on a proposé des animations avec l’Association sportive avec des règles adaptées. J’ai ensuite contacté les instances pour leur proposer des compétitions en scolaire. » Pour l’enseignant, cette activité « met très rapidement les élèves en réussite et réduit les écarts de niveaux ».

Son projet ne s’arrête pas là. Il souhaite le développer « de la maternelle aux universités ». Pour mener à bien cette initiative, le passionné présente sa progression à la Fédération française de tennis ainsi qu’à l’Éducation nationale.

« J’ai contacté des facultés pour former des enseignants et des futurs enseignants », ajoute-t-il. Cependant, la France accuse encore un léger retard par rapport aux États-Unis, en termes de matériel. « Il faudrait alors créer une gamme scolaire », précise-t-il.

Bientôt deux terrains à Châteaubriant

Pour Anthony Roche, la croissance du pickleball va passer par le développement des terrains. « Aux États-Unis, on trouve beaucoup de courts accessibles librement. En France, il faudrait que les municipalités fassent des terrains publics. »

À Châteaubriant, deux terrains de pickleball vont voir le jour en 2026, dans la zone Horizon. Une belle occasion pour les Castelbriantais de venir taper la balle.



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