La cour d’appel de Rennes a confirmé lundi 24 mars 2025 la condamnation qui avait été infligée à un quinquagénaire pour ses « violences » et ses « menaces de mort » proférées à Auray (Morbihan) en octobre 2024, mais aussi son « outrage sexiste et sexuel » devant un enfant deux semaines plus tôt à Paimbœuf (Loire-Atlantique). Le quinquagénaire dort encore en prison.
Agressif dans un Lidl d’Auray
Pour rappel, Brice — qui se définit sur LinkedIn comme « président » du « Parti du Roi de France » ou comme un « Nuclear War Templar », c’est-à-dire un « Templier de la guerre nucléaire » en traduction littérale — avait en fait été appréhendé le 2 octobre 2024 en début d’après-midi sur le parking d’un Lidl à Auray : la responsable du magasin s’était inquiétée de la présence de cet homme « agressif envers le personnel » qui avait lancé « une bouteille en verre ».
Des menaces de morts
Visage « congestionné », « yeux voilés » et « sentant l’alcool », cet homme de 51 ans avait insulté l’intéressée quand elle était venue lui demander de partir, car il « dérangeait » les clients. Il lui aurait notamment « marché sur le pied », ce qui avait valu à la victime « une contusion osseuse ».
Deux pères de famille, accompagnés par leurs enfants, avaient confirmé la scène et avaient dit avoir été l’objet de « menaces de mort ».
Des gestes obscènes
« De toute façon, toi t’es mort » et « Je vais te buter », leur avait en effet lancé Brice. Surtout, le prévenu avait été vu en train de mimer des « gestes de masturbation » en fixant les enfants qui selon lui « se pignolaient »… Thomas, le père d’un des mineurs, avait avoué par la suite avoir été « fortement choqué » : son fils et lui n’en avaient pas dormi « pendant plusieurs jours ».
« Je vais te buter »
Il était alors apparu aux gendarmes que Brice s’était déjà distingué deux semaines plus tôt à Paimboeuf (Loire-Atlantique), la commune où son fils vit.
Le maire (divers gauche) Raymond Charbonnier avait en effet déposé plainte après que le quinquagénaire ait envoyé sur le site de la mairie un mail « outrageant ».
Le directeur du centre socioculturel de la commune avait quant à lui reçu des menaces de mort sur le profil Facebook du centre. Des événements similaires s’étaient déjà produits entre décembre 2022 et janvier 2024.
Douze mois de prison ferme
En première instance, le tribunal correctionnel de Lorient l’avait donc condamné à douze mois de prison ferme. Devant la cour d’appel de Rennes, le prévenu a toutefois rapporté une toute autre version des faits survenus à Auray : « cinq mecs costauds » l’auraient empêché de sortir du parking du Lidl. Ils étaient « alignés », « agressifs » et lui auraient « tendu un piège ».
Brice avait expliqué ne pas avoir vu les enfants à cause « des cinq bonshommes » entre eux et lui. Mais aucune vidéo n’a confirmé la présence de ces « cinq mecs costauds », et ses nouvelles explications n’ont manifestement pas convaincu la cour d’appel de Rennes.
Ce lundi 24 mars 2025, la cour d’appel de Rennes a donc confirmé la condamnation infligée à Lorient à l’encontre du quinquagénaire, à l’exception de l’état de « récidive » qui n’a finalement pas été retenu. Il a été maintenu en détention.
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