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Près de Montpellier. Tensions au lycée de Saint-Clément-de-Rivière : la gendarmerie enquête



Le lycée Jean-Jaurès situé au nord de Saint-Clément-de-Rivière, près de Montpellier a connu une journée agitée, ce mardi 18 mars 2025 avec des enseignants qui ont cessé les cours à 14h, après la diffusion par des élèves d’images et d’une vidéo jugées humiliantes à leur endroit sur un compte Instagram, sans avoir bien sûr donné leur autorisation.

Selon nos informations, le proviseur, informé de ces agissements a immédiatement retenu tous les lycéens pendant une heure, ce qui a déclenché incompréhension, voire colère parmi eux qui devaient sortir après la fin de leurs cours.


La direction de l’établissement, sollicitée par Métropolitain, n’a pas donné suite mardi, contrairement au Rectorat de l’Académie de Montpellier, qui réagit sur cette affaire.

Des caricatures de professeurs

« À la suite à la découverte mardi 17 mars d’un compte Instagram intitulé « jeanjau.memes » diffusant des caricatures de professeurs accompagnées de propos dégradants, l’équipe enseignante du lycée Jean-Jaurès de Saint-Clément de Rivière a débrayé durant une heure de 14h à 15h. Ils entendaient protester par cette action contre la diffusion de ces contenus », confirme ce mercredi 19 mars, la Direction académique des services de l’Éducation nationale, Dasen de l’Hérault.

Vidéos :

La Dasen ajoute que « des actions ont été immédiatement entreprises avec un dépôt de plainte au nom de la direction du lycée à la brigade de gendarmerie de Saint-Gély-du-Fesc. Nous avons par ailleurs encouragé les personnels à faire de même et des enseignants ont ensuite eu la possibilité de déposer leur plainte sur rendez-vous dans cette brigade territorialement compétente ».

Plaintes et sanctions disciplinaires 

Les gendarmes ont lancé une enquête pour identifier le ou les auteurs de cette publication. La Dasen annonce la couleur : « Des sanctions disciplinaires seront prises par l’établissement. Durant l’heure de débrayage, la vie scolaire de l’établissement a pris en charge les élèves, assurant ainsi leur sécurité. Les cours ont repris normalement à l’issue de cette heure de mobilisation ». 

« Un but parodique »

Certains professeurs, dont ceux mis en scène, choqués et en colère ont dénoncé ces actes d’une poignée de lycéens semble t-il. D’autres s’interrogent sur la dimension prise par cette affaire interne à l’établissement et sa médiatisation : « Ces élèves n’ont pas fait les vidéos dans un but de harcèlement ou de dénigrement, mais dans un but parodique qui devait rester privé. Les photos étaient disponibles en public et une vidéo avait pour objectif de prendre le compte au second degré », assure un témoin à Métropolitain. En clair, c’était pour rire… Mais les images et la vidéo ont été, depuis, supprimées.



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