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Près de 100 000 images pédopornographiques retrouvées sur l’ordinateur d’un Cherbourgeois



L’homme a 35 ans. Il vit à Cherbourg (Manche). Il est ingénieur en matériaux. C’est un solitaire, un introverti, sans relations. Sa solitude, il la comble devant son ordinateur en visitant des sites pornographiques mettant en scène des mineurs.

Il regarderait ces scènes pédopornographiques depuis 2017, du moins a-t-on repéré cette activité de sa part à cette époque. Car son activité a été repérée en 2022.

Branchés en surveillance internet, les gendarmes ont constaté la diffusion de fichiers pédopornographiques.

Identifié en avril 2023

Et c’est ainsi qu’en avril 2023, cet homme a été identifié. Il comparaissait donc mardi 25 mars 2025 sous la prévention de détention d’images à caractère pornographique représentant des mineurs et aussi de diffusion d’images de mineurs à caractère pornographique.

La détention de ces images, il a reconnu : pouvait-il faire autrement ? Les gendarmes ont retrouvé sur son ordinateur 84 800 photos et 8 200 vidéos pédopornographiques, à 99 % des filles de 14 à 18 ans, mais aussi des adultes en action avec des enfants, et quelques nudités.

Mais il était certain de n’avoir jamais diffusé la moindre photo engrangée. Il a fallu lui expliquer que toute manipulation est automatiquement rediffusée.

Les images de mineurs exploitées par le commerce du sexe

Dans son réquisitoire, la magistrate du parquet lui avait rappelé que derrière ces images qui l’excitaient, il y avait des victimes, exploitées par le commerce du sexe.

En dénonçant son addiction, elle suggérait aux juges de condamner cet homme à 14 mois de prison ferme, certes sous contrôle électronique, mais pour qu’il imprime dans sa conscience l’interdiction d’utiliser des mineurs comme objets sexuels, y compris en images.

Me Bailly, qui le défendait, a fait savoir que sa garde à vue en 2023 a mis un coup d’arrêt à son activité interdite et que, depuis, il n’a jamais consulté le moindre site. Plutôt que de la prison ferme pour lui rappeler l’interdit, un sursis probatoire serait amplement suffisant.

C’est la décision qu’a prise le tribunal en condamnant le prévenu à 12 mois de prison avec un sursis probatoire d’une durée de 2 ans, assorti d’une obligation de soins et de travail et l’interdiction de contact avec des mineurs. Son nom figure désormais sur le fichier des délinquants sexuels.



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