Prochain adversaire du XV de France dans le Tournoi des 6 Nations 2025, l’Angleterre n’aborde pas le « Crunch » avec le plein de confiance. Son bilan comptable depuis la dernière confrontation serrée entre les deux équipes en mars dernier au Stade de France (33-31) est peu reluisant : six défaites pour seulement deux victoires (les deux fois contre le Japon). Même l’Australie, pourtant en crise depuis de nombreux mois, est venue s’imposer cet automne dans le temple du rugby londonien (37-42).
À cela s’ajoutent le souvenir de la rouste du Tournoi 2023 à Twickenham (10-53) et un bilan globalement très défavorable pour les clubs anglais face aux clubs français en Champions Cup cette saison, dont le cinglant 80-12 infligé par Toulouse à Leicester, qui comptait pourtant ce jour-là sur la pelouse quelques internationaux anglais confirmés. Pas de quoi pavoiser, donc, outre-Manche.
Une Angleterre de nouveau inquiétante ?
Mais cette petite musique de l’ascendant au moins psychologique pris sur l’historique rival et du coq surpuissant et ultra favori face à la rose fanée, William Servat n’a pas voulu la jouer ce lundi à Marcoussis. Pour éviter tout complexe de supériorité, le responsable des avants tricolores a choisi de dresser un portrait élogieux de l’équipe entraînée par Steve Borthwick.
Rappelant son parcours à la dernière Coupe du monde, où l’Angleterre « perd sa demi-finale sur un choix sur la dernière mêlée », l’ancien talonneur a insisté sur le retour au premier plan de son jeu d’avants, véritable force ancestrale du XV de la Rose.
« C’est une équipe qui sort d’une tournée où elle a mis à mal pas mal d’adversaires et d’un match en Irlande où elle a fait une très bonne prestation (27-22). Elle est très puissante, met énormément d’engagement et beaucoup de cœur. Elle a des capacités assez extraordinaires sur le plan physique. Quand on a le choix de ne pas prendre un joueur du talent de Jack Willis, c’est qu’on a à côté d’autres joueurs de qualité. »
Genge et ces avants anglais qui ont un « super pouvoir »
L’un d’entre eux a d’ailleurs les faveurs du patron de la conquête française. « Ellis Genge peut être le symbole de cette équipe. C’est un très gros combattant, quelqu’un avec du caractère et il fait partie des meilleurs piliers du monde. Il emmène son équipe avec beaucoup de courage ».
Servat, toujours : « On peut aussi citer Ben Earl, qui est une menace à partir du moment où il est capable de casser les lignes et franchir les défenses. Ce sont des joueurs qui font toujours avancer leur équipe et il y en a beaucoup dans cette équipe qui ont ce super pouvoir et sont capables de faire la différence. »
Des qualités qui ont été entrevues samedi à Dublin, notamment lors d’une première période très intense et remportée au tableau d’affichage par les partenaires de Marcus Smith. Une prestation qui, couplée à la piqûre de rappel administrée par William Servat ce lundi au CNR de Marcoussis, est de nature à maintenir les Bleus sous haute pression après le départ très en douceur contre le pays de Galles (43-0).
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