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pourquoi ses proches vont (encore) attendre avant un procès



L’adolescent, suspecté d’être responsable de la mort de Socayna, une jeune femme tuée par une balle perdue de kalachnikov en 2023 à Marseille, devait être jugé par le tribunal pour enfants du 24 mars au 1er avril 2025. Ce ne sera finalement pas le cas.

Les proches de la victime vont devoir encore patienter : le procès est « reporté » a appris actu Marseille auprès du parquet ce lundi 17 mars.

Voici pourquoi.

Un drame qui a provoqué un profond émoi

Le 10 septembre 2023, une fusillade avait éclaté et Socayna, une étudiante en droit de 24 ans, avait été tuée d’une balle en pleine tête, dans la chambre de son appartement du quartier de Saint-Thys, dans le 10e arrondissement. Sa mort tragique, issue d’un règlement de compte sur fond de trafic de drogue, avait ému la population marseillaise.

L’auteur du tir avait été activement recherché. Un suspect, âgé de 15 ans seulement à l’époque des faits, avait été interpellé en février 2024.

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Un procès inédit pour le tribunal pour enfants

« L’ordonnance de mise en accusation a bien été rendue et le mineur est renvoyé devant le tribunal pour enfants criminel car il avait moins de 16 ans au moment des faits », avait indiqué le parquet de Marseille le mois dernier.

Le procès était programmé du 24 mars au 1er avril 2025 et il devait être inédit pour cette juridiction, pour la première fois confrontée à l’auteur mineur d’un acte criminel lié à un trafic de drogue.

De nouvelles dates fixées avant l’été ?

Mais ce ne sera pas pour tout de suite : « en raison de l’exercice d’un recours devant la cour d’appel et visant l’ordonnance de renvoi devant le tribunal pour enfant statuant en matière criminelle, la date du procès Socayna est reportée », indique le parquet ce lundi.

De nouvelles dates pourraient être fixées avant l’été 2025, précise-t-il.

Il « fait peur à tout le quartier »

En attendant, le mis en cause est accusé d’avoir « dans des conditions particulièrement brutales, soudaines et dramatiques, causé le décès de Socayna, et ce, lors d’actions répétées de tirs menés à l’arme de guerre, sur la voie publique », a relevé la vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de Marseille dans ses conclusions, publiées par La Provence.

Son profil serait particulièrement inquiétant. Les éléments de l’enquête permettraient de le décrire comme le patron du point de deal de Château-Saint-Loup (10e), « un individu dans la totale puissance qui, malgré son très jeune âge, fait peur à tout le quartier. »



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