Depuis que la commission d’enquête a publié un avis défavorable à l’encontre du tram nord, et que la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg ont présenté leur nouvelle méthode de travail à ce sujet, les débats autour de ce projet d’envergure ont refait surface.
Avec, en toile de fond, la bataille pour les prochaines élections municipales, chaque camp remettant en question la sincérité des prises de position de l’autre.
Nouvelle méthode de travail
Vendredi dernier, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg ont présenté leur nouvelle méthode de travail pour aboutir à une deuxième mouture du projet de tram nord, laquelle devra de nouveau passer l’épreuve de l’enquête publique.
A cette occasion, les collectivités ont détaillé l’un des deux axes majeurs de cette nouvelle méthode de travail, à savoir la constitution d’une convention citoyenne, à la manière de ce qui avait été fait pour Strasbourg capitale de Noël.
« Le tram, ça n’est pas un institut de sondages »
L’objectif de celle-ci est de « redonner goût au débat, à l’information », a déclaré Jeanne Barseghian, maire (Les Ecologistes) de Strasbourg. Et ce, a-t-elle poursuivi, afin de « faire en sorte que ce tram ne soit pas un objet de politique politicienne« .
J’ai bien conscience qu’il y a des élections [municipales] dans un an. Là, ça n’est pas le sujet. Le tram, ça n’est pas un institut de sondages, ce ne doit pas être des personnes qui veulent tester leur popularité avant les élections. On parle d’un moyen de transport, d’un service public qui doit desservir le plus grand nombre. Pour nous, il est important que les citoyens puissent s’exprimer dans un cadre indépendant et parfaitement éclairé.
Une attaque à l’encontre de l’opposition qui, à son tour, accuse la maire d’avoir des visées électoralistes dans ce dossier.
Phaser le projet, une façon de « s’éviter une bronca » avant les municipales ?
Les membres de la convention citoyenne seront invités à se prononcer en priorité sur la branche nord du tracé et, tant la Ville que l’Eurométropole ont expliqué qu’elles envisageaient de « phaser » le projet. Autrement dit, de d’abord réaliser la partie nord du tracé (celle qui profitera en premier lieu à Schiltigheim), avant d’envisager de ré-examiner la partie centre, qui elle aussi a fait couler beaucoup d’encre.
Une façon, aux yeux de Pierre Jakubowicz, conseiller municipal d’opposition (Horizons), de mettre sous le tapis cet aspect polémique du dossier. Mais aussi et surtout de contenter les intérêts des municipalités schilikoises et strasbourgeoises :
La maire de Schiltigheim a besoin de persuader la population qu’il y aura au plus vite un nouveau tracé. La maire de Strasbourg a elle l’enjeu de ne pas recréer une grande bronca avant les élections municipales.
À Strasbourg, les candidatures pour 2026 se dessinent
Pour l’heure, Jeanne Barseghian n’a rien dit de son souhait de se représenter en 2026 ou pas.
De son côté, Pierre Jakubowicz a déjà dévoilé son intention de jouer un rôle lors des prochaines élections et a, dans cette perspective, lancé son mouvement appelé « Strasbourg on y croit ! » (de la même façon que Jean-Philippe Vetter a lancé le sien).
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