C’est une question de jours. Le maire Les Républicains du 2e arrondissement Pierre Oliver va prochainement annoncer sa candidature à la mairie pour les municipales de 2026 à Lyon. Crédité de 11% d’intentions de vote dans un premier sondage révélé lundi, l’élu de droite veut quand même se lancer et appelle à une union derrière un programme.
Il donne ses premiers coups dans son propre camp en visant ceux qui veulent déjà rejoindre Jean-Michel Aulas, pas encore candidat mais sérieusement en train de réfléchir. Le jeune élu attaque aussi le bilan du maire écologiste Grégory Doucet et fait des premières propositions sur la sécurité.
« Je me prépare depuis 5 ans »
Interrogé sur ses ambitions municipales jeudi soir sur le plateau de BFM Lyon dans l’émission politique en partenariat avec actu Lyon, Pierre Oliver a entretenu un faux suspens sur sa déclaration de candidature. « On se prépare depuis longtemps. Cela fait cinq ans que je me prépare dans l’opposition ». « Ma décision est déjà arrêtée », a-t-il dit.
Selon nos informations, tout est prêt dans son équipe pour une déclaration dans les prochains jours.
Des critiques contre son camp et le reste de l’opposition
Sur le plateau, Pierre Oliver s’est montré très offensif en s’en prenant au reste de l’opposition qu’il estime trop faible face à la politique du maire Grégory Doucet et de sa « majorité d’extrême gauche ».
« Pendant 5 ans, on a été tout seul » face aux écologistes, a regretté le maire du 2e. « Durant cinq ans, on a eu des critiques des autres membres de l’opposition et de la majorité disant que nous allions trop fort ». « Tout le monde ne s’est pas assez mobilisé, tous les autres groupes d’opposition », y compris les Macronistes, dit-il alors qu’il appelle à une alliance avec eux pour faire tomber les Verts.
« Jean-Michel Aulas, il est en dessous des attentes » dans le sondage
Pierre Oliver s’est aussi agacé de la possible candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie et des appels de certains élus de la droite et du centre à le rejoindre dès maintenant, même s’il déclare avoir « beaucoup de respect pour lui ».
« Jean-Michel Aulas, il est en dessous des attentes. Ce sondage est décevant, pour tout le monde d’ailleurs », a toutefois critiqué l’élu LR.
« Ce ne sont pas les personnalités qui nous ont fait perdre depuis 30 ans qui vont nous permettre de l’emporter », a aussi ciblé le maire en faisant référence à des élus ou anciens élus qui se rapprochent désormais de Jean-Michel Aulas, notamment du côté de Renaissance, de LR ou du parti Horizons.
« Je pense qu’on doit travailler ensemble mais autour d’un projet, pas autour d’un recasage de personnalités. Il faut savoir aussi convertir la notoriété en bulletins de vote, ce n’est pas toujours le cas », a-t-il lancé.
« Le choix se fera autour d’un programme. Si la personnalité la mieux placée pour gagner, c’est Jean-Michel Aulas, on saura travailler avec lui. Notre responsabilité, c’est de faire tomber les écologistes ».
« Un rejet massif des écologistes »
Pierre Oliver estime aussi que le sondage publié lundi montre un « rejet massif des écologistes » même si Grégory Doucet est en tête des intentions de vote. « Il y a un rejet significatif du maire ».
Il a attaqué l’exécutif sur les finances publiques en affirmant que les Verts ont « cramé la caisse » à la Ville et à la Métropole, que Grégory Doucet a « refusé de s’occuper des questions de sécurité » tout en critiquant les projets de mobilités ou l’absence de stratégique sur les dossiers économiques. Les écologistes sont « décroissants », selon lui.
2 000 caméras, annuler la Zone à trafic limité…
Le quasi candidat LR a fait des premières propositions de programme « qui est déjà prêt » : installer 2 000 caméras dans les rues pour « atteindre les 50 à 70% du périmètre de la ville couvert », installer des bornes dans les rues, sortes de boutons SOS, pour alerter directement la police municipale et recruter 100 policiers municipaux en début de mandat.
Pierre Oliver compte aussi annuler la Zone à trafic limité (ZTL) qui doit entrer en vigueur en juin « dès le lendemain » de son élection ou encore mettre fin à la piétonisation du cours Charlemagne dans le quartier de Confluence.
Sur les pistes cyclables, il assure qu’il continuerait à en aménager mais a regretté des aménagements parfois inutiles ou en doublon.
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