Le maire LR du 2e arrondissement de Lyon Pierre Oliver a annoncé officiellement sa candidature à la mairie en vue des municipales 2026 ce mardi 25 mars 2025, à un an du second tour. Il a fait de premières propositions concrètes sur la sécurité, les mobilités, l’économie, le stationnement et a appelé à l’union de l’opposition.
L’élu, qui part en campagne sans l’investiture officielle du part Les Républicains, pour l’instant, a fait cette annonce dans un café du 8e arrondissement à quelques mètres du chantier de réaménagement très critiqué de l’avenue des Frères Lumière. « J’ai décidé de me porter candidat à l’élection municipale de Lyon« , a-t-il lancé devant les journalistes, entouré d’une grosse dizaine d’élus du groupe d’opposition « Droite centre et indépendants ».
C’est le sixième candidat à se déclarer après le maire sortant écologiste Grégory Doucet, le chef Christophe Marguin, le citoyen Edouard Hoffmann, l’ancien maire Georges Képénékian et l’ex-adjointe au maire Nathalie-Perrin Gilbert.
« Tourner la page des écologistes » à Lyon
Pierre Oliver estime que « pour la première fois en 20 ans, l’opposition peut gagner Lyon » mais à condition d’être uni pour « tourner la page des écologistes », dit-il.
« On appelle au plus large rassemblement de ceux qui souhaitent tourner la page écologiste, bâtir un programme, changer de dynamique et redonner de l’attractivité à notre ville », dit Pierre Oliver. « La gauche est en train de se diviser, les écologistes ne font consensus nulle-part ».
Sur la sécurité, Grégory Doucet est en « abandon de poste », déplore le conseiller municipal LR. Sur l’attractivité économique et immobilière, le candidat dénonce la « décroissance » des « Verts et de l’extrême gauche ».
Enfin, sur la circulation, la suppression des places de parking, ils sont accusés de « dogmatisme », provoquant « la faillite de centaines de commerces » sans toutefois avancer de chiffre précis et de source.
« Ceux qui paient la facture des écologistes ce sont les Lyonnais qui ont les pus gros moyens, les classes populaires et moyennes sont abandonnées », dit-il en assurant que « la droite urbaine doit parler à ces catégories ».
2 000 caméras, lutte contre les tags…
Le candidat de 32 ans a surtout mis sur la table des premières propositions de programme qui sera présenté dans l’ensemble après l’été.
Sur la sécurité, il promet 2 000 caméras installées d’ici la fin du mandat pour « couvrir 50% de la ville contre 15% aujourd’hui », des caméras thermiques au niveau du Rhône et de la Saône pour éviter les noyades « comme à Toulouse » ou encore le recrutement de 100 policiers municipaux en plus.
La Ville « poursuivra systématiquement » les auteurs de tags sur les façades et monuments, promet-il, accusant le maire de laxisme sur le sujet.

Arrêter de supprimer des places de stationnement
À propos de la circulation, Pierre Oliver ne promet pas la fin des travaux dans la ville mais affirme qu’il mettra fin à la Zone à trafic limité en presqu’île, à la piétonisation du cours Charlemagne (Confluence) et assure qu’il arrêtera de supprimer des places de stationnement dans la ville.
Concernant l’économie, il promet aussi « aucune hausse des impôts et de la dette » et de s’inspirer de la gestion de Laurent Wauquiez au conseil régional pour que Lyon devienne « la commune la mieux gérée de France ». Il veut aussi arrêter de financer des associations « copines » du maire écologiste comme « SOS Méditerranée, Alternatiba, Zéro déchets ».
Dans son programme figurera aussi un fonds municipal d’aides financières aux commerces en difficulté ainsi que des dispositifs permettant aux classes moyennes d’acheter un appartement dans les secteurs où il y a plus de 35% de logements sociaux.
« On n’arrêtera pas de planter des arbres mais on fera du beau et pas du laid comme aujourd’hui, les espaces verts seront entretenus », dit-il.
Des « candidatures de témoignages » dénoncées, des discussions avec Aulas
Le maire du 2e arrondissement dénonce des « candidatures de témoignages qui ne peuvent que nous amener dans le mur ». Il pense à Béatrice de Montille, conseillère LR, ou encore le chef et élu de droite Christophe Marguin, qui n’ont pas encore rejoint la candidature de Pierre Oliver.
La possible candidature de Jean-Michel Aulas « n’est pas de témoignage », rassure-t-il, affirmant avoir des discussions avec lui. « J’échange aussi avec Thomas Rudigoz (Renaissance), avec Georges Képénékian… », dit-il. « Les discussions se passent bien, on va d’abord se mettre d’accord sur le programme et une philosophie de gestion de la ville ».
Pierre Oliver estimait jeudi dernier que le premier sondage d’intention de vote, où il est mesuré à 11%, est « décevant pour tout le monde, y compris pour Aulas ».
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