Amandine n’avait que 11 ans. Elle est morte le 6 août 2020 dans la maison familiale de Montblanc, près de Pézenas, dans l’Hérault. La cause de son décès : une lente agonie provoquée par des privations de nourriture et des violences insoutenables. Affamée, isolée, enfermée dans un cagibi où une caméra la surveillait en permanence, elle a vécu ses dernières semaines dans la souffrance, sans que personne ne vienne la sauver.
Le 24 janvier dernier, après une semaine de débats intenses, la cour d’assises de l’Hérault a condamné sa mère, Sandrine Pissara, à la réclusion criminelle à perpétuité. Son beau-père, Jean-Michel Cros, a écopé de 20 ans de prison. Le verdict était tombé, brutal et implacable. Restait une question : les accusés allaient-ils faire appel ? La réponse est désormais connue : non. Le délai de dix jours qui leur était accordé pour contester la décision a expiré. Ni la mère ni le beau-père d’Amandine n’ont souhaité saisir une nouvelle cour.
Un procès sans retour en arrière
Ce jugement a marqué les esprits. Pendant une semaine, les jurés ont dû affronter le récit insoutenable des souffrances d’Amandine. Les témoignages des enquêteurs, des experts et des proches ont dessiné le portrait d’une enfant abandonnée à la cruauté de ceux qui auraient dû la protéger. L’enquête a révélé que la fillette était enfermée dans un petit cagibi, totalement nue, sous surveillance d’une caméra. Privée de soins et de nourriture, elle ne pesait plus que 20 kilos au moment de sa mort. Un rapport médico-légal accablant a confirmé que son décès était dû à une dénutrition extrême, combinée à des violences prolongées.
Face à ces éléments, la cour a jugé que Sandrine Pissara portait la responsabilité principale du supplice infligé à sa fille. Elle a reconnu pour la première fois ses actes devant les juges, évoquant son propre passé d’enfant battue pour expliquer, sans justifier, l’horreur qu’elle avait infligée à Amandine. Mais cette révélation tardive n’a pas pesé face aux faits. Jean-Michel Cros, lui, a affirmé qu’il n’avait jamais levé la main sur l’adolescente. Il a cependant admis avoir fermé les yeux sur ce qui se passait sous son toit.
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