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« On ne veut plus s’arrêter ! »

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Ce dimanche 2 mars 2025 (14h30), les U18 R1 de la Maladrerie OS accueilleront, sur leur pelouse du stade Joseph Déterville de Caen (Calvados), leurs homologues de l’US Avranches (National) pour le compte des huitièmes de finale de la Coupe Gambardella. Leur entraîneur, Tom Auger (26 ans), évoque son groupe, son parcours et ses envies. Lui qui est éducateur depuis presque une décennie. 

« Transmettre, partager des valeurs »

Tom, d’où vient votre passion pour le football ? Est-ce une tradition familiale ou vous y êtes-vous mis, avec vos amis, dans la cour de récréation ?

Le foot n’est pas une tradition familiale. Au contraire : hormis l’Équipe de France, on n’est pas spécialement foot dans ma famille ! Maintenant, elle s’y intéresse de plus en plus.  Ma famille est présente à tous les matchs de notre parcours depuis notre victoire à Dieppe [3-2 ; 30/11]. Je ne saurai plus exactement dire d’où vient cette passion. De ce que je me souviens, dès tout petit, j’avais toujours un ballon dans les pieds.

J’ai toujours aimé regarder, commenter et vivre le foot ! Petit, j’ai essayé beaucoup de sports, mais le foot revenait tout le temps sans que je sache vraiment pourquoi. Aujourd’hui, ce que j’aime, c’est le mélange de cultures dans un vestiaire, le partage avec les éducateurs, les problèmes de jeu que les joueurs peuvent poser en séance, l’adrénaline et les émotions que peut procurer ce sport. 

Comment êtes-vous arrivé à la Maladrerie OS ?

Un peu par hasard. Cela fait quatorze ans que je suis licencié au club. Un voisin, qui était aussi ami avec mes parents, allait y devenir éducateur. J’ai fait les détections et, comme mes parents hésitaient, il s’est proposé de faire les allers-retours pour m’emmener au club. J’y ai joué des U14 aux U19 entre la R2 et la R1 au poste de latéral ou d’excentré.

Je n’ai jamais passé le cap des séniors. Peut-être par niveau mais aussi et surtout parce que j’avais fait le choix de devenir éducateur dès les U16. Un peu plus vieux, je prenais le bus à la sortie du lycée et je rentrais en train chez mes parents, à Mézidon, quand les horaires le permettaient. Ou, sinon, ils venaient me chercher. 

Qu’est-ce qui vous attirait autant dans ce rôle d’éducateur ?

Transmettre, partager que ce soit des connaissances, des compétences mais aussi des valeurs aussi bien de foot que de vie. C’est la plus belle des choses qui soit. Je me lève tous les matins en faisant le métier que j’aime, en vivant de ma passion et cela n’a pas de prix.

Je voulais simplement accompagner un des éducateurs du club et cela m’a plu au point de coacher une équipe dès la saison suivante. Grâce à Cédric [Hoarau, ndlr] et à Théo [Hervieu, ndlr], j’ai, ensuite, passé les échelon un à un avant d’avoir la chance de croiser la route de Medhi [Hocianat, ndlr] et Frank [Dechaume, ndlr]. Ils m’ont transmis leur expérience et leur savoir. Ce sont toutes ces rencontres qui m’ont permis d’en arriver là où j’en suis aujourd’hui. 

Quelle est votre méthode ? Quelles sont les qualités qu’il faut avoir si on veut être un bon éducateur ?

Je pense qu’il n’y a pas de réelles qualités à avoir pour être un bon éducateur. Chacun l’est à sa manière. Moi, j’essaie d’être pédagogue avec les jeunes. D’être vraiment dans cet aspect ludique et cette notion de plaisir en mettant au second plan les dimensions de technique et de compétition. Depuis dix ans, en tant qu’éducateur principal, j’ai eu la chance de toucher à toutes les catégories de U6 à U18 mais également d’être intendant puis adjoint de notre équipe-première pendant trois saisons. 

Même en U18, avec un groupe qui s’entraîne très régulièrement avec les équipes séniors, il est très important de pas oublier cette passion. C’est aussi beaucoup plus de management, de gestion. Je suis un coach protecteur. J’essaye d’être le plus proche possible de l’ensemble de mes joueurs comme peut l’être un grand frère tout en gardant une barrière pour ne pas tomber dans le copain – copain. 

Quel portrait pourriez-vous dresser de votre équipe qui disputera, ce dimanche, les huitièmes de finale de la Coupe Gambardella ?

Je la connais très bien pour l’avoir déjà eu il y a deux ans. On avait vécu une saison formidable avec une finale de Coupe de Normandie et un championnat U16 R1 où on aura bataillé jusqu’au bout contre l’US Avranches pour une montée en U17 Nationaux. C’est un groupe de potes, bourré de talent et attachant qui aime rire tout en restant travailleur. Que ce soit après chaque match ou chaque séance, le vestiaire est vivant et c’est ce qui se ressent sur le terrain. Il peut y avoir des tensions, ce qui est logique, mais les joueurs s’apprécient tous. Ils jouent ensemble les uns pour les autres. 

L’objectif est d’en amener le plus possible en équipe-première (R1) ou en équipe-réserve (R2). Lors de notre match face au PSG, neuf titulaires sur onze avaient déjà évolué, au moins une fois, avec les séniors. Et, sur la totalité du groupe U18, ce chiffre monte à une quinzaine. C’est une réussite ! En championnat, notre idée est de jouer les premiers rôles même si, en ce moment, on traverse une période délicate due à ce parcours en Coupe Gambardella qui est dans la tête de tout le monde. 

Comment vivez-vous personnellement ce long parcours en Coupe Gambardella ? 

La Maladrerie OS reste mon club de cœur. En arriver jusqu’ici, c’est un réel sentiment de fierté. J’avais dit aux joueurs que je voulais qu’on batte le record du club [1/32e de finale, ndlr]. Maintenant qu’on l’a fait, on ne veut plus s’arrêter.  Aller le plus loin possible et, si on doit être éliminé, je veux qu’on puisse se dire qu’on a tout donné contre plus fort que nous. 

Entraîner une équipe sénior ou continuer avec une équipe jeune  : comment voyez-vous votre avenir ?

Passer des diplômes, aller le plus haut possible… Je n’ai pas de limite et je ne veux pas m’en fixer. Je veux continuer à me former. De plus en plus, j’aimerais aller vers une équipe sénior mais, une équipe Nationaux Jeunes ou de bon niveau régional, ce serait aussi un beau challenge qui me plairait. 

De notre correspondant Quentin Lemoine



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