Home Sports « On m’a appelé de toute la France ! »

« On m’a appelé de toute la France ! »

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Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), stade Fred-Aubert, mercredi 5 février. Il est 22h45 lorsque l’arbitre siffle la fin du match entre le Stade briochin et l’OGC Nice.

Le public exulte et envahit le terrain dans une liesse collective mémorable. 

L’un des héros de la soirée s’appelle Hugo Boudin. Quand il ne renverse pas des équipes professionnelles, le défenseur de 32 ans est courtier en prêts immobiliers. Entretien.

Comment avez-vous vécu ces derniers jours après la qualification et votre doublé face à l’OGC Nice ?

C’est particulier, cela détonne dans le quotidien habituel. Il faut réussir à répondre aux différentes sollicitations.

Des gens m’ont appelé à des heures improbables. Certains sont des supporters de Nice et m’ont félicité. Des Marseillais et des Cannois aussi. C’était très bienveillant. Maintenant que l’euphorie est passée, c’est plus calme. 

Comment s’est passé le retour à la réalité ?

J’avais pris soin de poser ma matinée. Le jour du match face à Nice, j’ai dit à ma femme que j’avais bien fait parce que je sentais qu’il allait se passer quelque chose de grand. J’avais un pressentiment. Je ne pensais pas que j’allais marquer un doublé par contre ! (rires)

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Qu’avez-vous fait le lendemain du match ?

Je me suis levé à 11h. Ma maman gardait mon fils. Direction la nounou pour déposer mon fils et ensuite j’ai filé à l’entraînement. Honnêtement, je n’ai pas fait grand chose, un peu de vélo (rires). Nous avons refait le match avec les gars, puis il y a eu les soins.

J’ai travaillé le jeudi après-midi parce que j’avais pris du retard. Les matchs en semaine, ça n’aide pas. 

Revenons sur l’action des deux buts…

Le premier m’est attribué parce que si je ne dévie pas la frappe de Boubacar Diakhaby, elle finit sur Melvin Bard qui est sur la ligne. Quelques secondes avant, j’étais hyper frustré parce que je me voyais marquer de la tête après ce super centre de Léo Yobé. Le ballon me revient dessus, je bouge ma jambe. Quand je me replace, je ne sais même pas si c’est moi qui ai marqué. 

Pour le deuxième but, c’était la dernière action. Je me dis ‘allez, on va sortir fort’. En toute transparence, au début, je veux juste me mettre dans la course de l’adversaire pour le gêner. Il me pousse et là, je me dis ‘je ne peux plus m’arrêter’.

Le décalage de Julien Benhaim vers Arthur Zakharyan est parfait. Dans sa position, soit il centre, soit il tire fort croisé. Je suis persuadé qu’il va tirer. Je me dis qu’il faut être à l’endroit où le gardien va repousser le ballon. Il fait une faute de main et le ballon revient vers moi. Quand on revoit l’action, on s’aperçoit que le but n’est pas si simple à marquer. Je ne pensais pas que le défenseur était aussi proche de moi. Il aurait pu me l’enlever !

A quand remontait ton dernier but et ton dernier doublé ?

Mon dernier but, c’était contre Paris 13 Atletico juste avant le Covid, la veille du confinement. Un but de raccroc là encore.

En ce qui concerne mon doublé, c’était en U13.en Mayenne ! Nous en rigolions avec les amis d’enfance et mon ancien coach. Ils étaient dans les tribunes face à Nice. 



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