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« On joue au basket et on mange des saucisses ! »

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Tout ne semblait pas parti pour passer une belle saison, mais les joueurs du Caen Venoix Basket ont finalement réussi à tirer leur épingle du jeu. Ce championnat de D3 avait mal démarré pour les hommes de Jean-Michel Chambon, appelé tendrement JM par l’ensemble de ses joueurs.

Un début de saison de merguez… 

Thibault Fouet, l’un d’eux, confie d’ailleurs, non sans humour : « On s’est pris deux, trois pilules en début de saison, et on a commencé à regarder le prix des licences pour le championnat de fléchette local. Mais on s’est accroché et on a vite progressé. Résultat : on termine 4ᵉ de la première phase de championnat (sur 10 équipes au total), en n’ayant perdu que deux matchs lors de la phase retour. » Insuffisant pour accéder au championnat supérieur, mais un groupe est bien né cette saison au CVB.

Le groupe vit bien

Ce sursaut du début de saison s’explique sans aucun doute par une très bonne entente au sein du groupe. La mascotte du club, la saucisse, appelée Benoit, derrière qui se cache Thibault Fouet, estime que la différence se trouve sans aucun doute dans la bonne ambiance.

Le fait d’avoir commencé la saison par deux roustes a créé un sens inouï du second degré dans les troupes, qu’on arrive à sublimer sur le terrain en se battant les uns pour les autres. On doit toutes nos performances à notre coach, JM, un gars vraiment bien, qui a accepté de nous coacher et de se lever tous les dimanches matin pour voir l’équivalent d’un FC Châteauroux-Guingamp. JM on t’aime.

Thibault Fouet, dit Benoît la saucisse

À voir l’événement du Basket Saucisse, dimanche 30 mars, la joie de vivre était bien au menu. 

Un programme bien chargé pour le Basket Saucisse

Le Basket Saucisse, une invention qui peut sembler farfelue. Pourtant, le principe est simple : jouer au basket, et profiter de cette passion pour ouvrir un 5ᵉ quart-temps gage de convivialité.

Il faut bien dire que le club n’aura pas attendu la fin du match pour faire de cette journée une fête. Le programme est détaillé par l’un des instigateurs de cette journée, l’insaisissable meneur de jeu Thibault Fouet.  » On joue au basket, et après, on mange des saucisses. Mais comme on est une équipe ambitieuse, on a fait tout un show autour du thème de la saucisse (du hot-dog plus exactement). Pancartes hot-dog pour le public, mascotte hot-dog (le légendaire Benoit), et barbecue hot-dog (avec produits locaux évidemment, et une option végétarienne avec des falafels -on est à Venoix-). Et puis l’idée, c’est que ça parte en saucisse, donc on a ajouté trois mascottes (Findus, une pom-pom girl avec un masque tête de cheval, Bébert, déguisé en bière, et Nounours, déguisé en nounours). Ajoutez à ça un speaker, un présentateur en costume pour la présentation des joueurs, un tir du milieu de terrain pour gagner un poster dédicacé de notre coach et un CD. »

Le Basket Saucisse, ou l’art du vivre-ensemble

Au-delà d’une simple journée, se cache derrière le Basket Saucisse l’ambition de rendre au sport tout son rôle social. Le sport est l’activité qui va permettre de créer du lien entre ceux qui ne se croisent pas la semaine, il est aussi un lieu de rendez-vous où l’on se réunit pour passer un bon moment. Ça, le CBV l’a bien compris : « Le basket saucisse, c’est plus sérieux que ça en a l’air : c’est ce qu’il y a de plus essentiel et de plus précieux tant pour la société que pour les individus. Grâce à nos saucisses, on prend le temps d’être ensemble, de rire ensemble, avec pour seul but d’être heureux ensemble. C’est ça l’apothéose du sport. Car derrière nos saucisses (merci à Alain le boucher d’ailleurs, elles étaient top), il y avait toute une logistique : des réunions d’organisation, des commandes à passer, un public à motiver, et tout un spectacle à assumer ! »

De notre correspondant Thomas Vallée



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