Comme un air de déjà-vu. Un coup franc excentré pour l’adversaire, un marquage trop lâche et une ouverture du score précoce concédée. Le club de foot de Flers (Orne) est (re) tombé dans ses travers. Les Ornais ont encaissé l’ouverture du score, dès la troisième minute de jeu et couru après le tableau d’affichage toute la rencontre.
À force d’abnégation, les locaux ont réussi à égaliser au bout du temps additionnel, par l’intermédiaire de l’inévitable Morgan Hardoin.
Une équipe qui « n’abandonne pas »
« On ne peut pas enlever l’état d’esprit de cette équipe », souligne Tony Rouillon. « Elle n’abandonne pas, trouve l’énergie pour égaliser, comme contre Plabennec… » Malgré cette force de caractère indéniable, les rouges et blancs glissent dans la zone de relégation et l’attente d’une victoire se fait grandement sentir.
« On n’avance pas beaucoup, mais ce match nul contre Milizac, avant la rencontre, on aurait peut-être signé. À la lecture du match, on se dit que c’était le bon jour pour les prendre. J’ai aussi envie de croire qu’on y a été pour quelque chose. »
Un groupe qui monte en puissance
Si Flers reste sur trois matchs nuls consécutifs, on sent que le groupe monte en puissance. « On a des certitudes », avance l’entraîneur flérien.
Au niveau défensif, la paire Duval et Lecerf Gosselin n’a concédé que peu d’occasions. On a retrouvé une stabilité défensive, avec une belle protection du milieu de terrain. Ralph Kottoy a été très bon dans les chiffres et a bien soutenu sa défense, comme Shelley N’Dalla.
Un bon équilibre qui aurait pu permettre aux Flériens de réaliser une performance encore plus intéressante sur le plan comptable.
Un match important contre Fougères
Mais les Ornais se contentent de ce point avant de se projeter sur un duel crucial : le prochain match sur la pelouse de Fougères, douzième du classement, deux points derrière Flers.
Ce sont ces matchs qui créent les différences. Il faut gagner les confrontations directes.
Au match aller, les coéquipiers de Valentin Prévost avaient réussi à renverser leur adversaire, 4-2. Une même prestation offensive est attendue côté ornais. « Il faut provoquer les choses… On est trop dépendant de l’efficacité de Morgan. C’est la différence avec les autres formations du championnat : on est dépendant d’un joueur. »
Contre Fougères, les joueurs offensifs devront prendre leurs responsabilités pour confirmer le regain de forme du collectif flérien. Ce sera sans Corentin Lemaire, opéré du nez et absent, au moins, pour les deux prochaines semaines.
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