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Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen, confirme bien sa candidature à la tête du Parti socialiste



Il l’avait déjà glissé quelques semaines plus tôt : Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen (Seine-Maritime) est de nouveau candidat à la tête du Parti socialiste. Celui qui est également président de la métropole rouennaise retente donc sa chance, deux ans après le congrès de Marseille où il a échoué à une poignée de voix face à Olivier Faure.

C’est dans un entretien au Nouvel Obs que le Rouennais a fait savoir sa position, voulant mettre en avant le fait qu’une seule question compte : « Comment battre l’extrême droite. »

« Candidat au débat, pas au pugilat »

« Oui, je suis volontaire » pour être candidat au poste de premier secrétaire du PS, affirme Nicolas Mayer-Rossignol, « mais cela procédera d’une décision collective en temps utile », ajoute-t-il, se disant « candidat au débat, pas au pugilat ».

Le maire de Rouen, déjà candidat en 2023, lors du congrès de Marseille qui avait divisé le parti en deux, et au terme duquel Olivier Faure avait été déclaré vainqueur, assure qu’il « n’y aura pas de match retour du congrès de Marseille ».

Pour lui, « le contexte a complètement changé » et « une seule grande question » compte : « Comment battre l’extrême droite dans un monde dans lequel tout semble hors de contrôle ? »

Avec Raphaël Glucksmann

Il appelle à construire « une nouvelle force politique », « une maison commune », souhaitant une « nouvelle confédération » bâtie « avec Place publique », le mouvement de Raphaël Glucksmann, « et tous ceux, de sensibilité écologiste, communiste, réformiste, qui souhaiteront la rejoindre ».

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« Seuls, nous perdrons : il faut donc un rassemblement. » Mais « ça ne peut pas être juste des accords électoraux sans clarté sur le fond », affirme Nicolas Mayer-Rossignol, qui a toujours été hostile à l’union du PS avec La France insoumise, qu’avait choisie Olivier Faure en 2022.

Plus d’alliance avec LFI même pour les municipales

Expliquant avoir « toujours appelé à battre l’extrême droite en votant pour le candidat face à elle, y compris Insoumis ou de droite républicaine », le maire de Rouen appelle sa famille politique à être « tout aussi claire, en disant qu’en dehors de ces situations où le front républicain est nécessaire, il n’y aura plus d’accord national avec La France insoumise tant qu’ils poursuivront cette stratégie de brutalisation du débat public ».

« C’est valable pour toutes les élections, y compris les municipales », et la présidentielle, ajoute-t-il : « au lendemain du congrès, on s’assoit à la table de travail avec qui ? Manuel Bompard (coordinateur de LFI, N.D.L.R.) ou Raphaël Glucksmann ? Il faut choisir ! Mon choix est fait ».

Interrogé sur une éventuelle candidature de François Hollande à la présidentielle de 2027, Nicolas Mayer-Rossignol appelle à « un renouveau. Une nouvelle génération a émergé », estime-t-il, citant Raphaël Glucksmann et plusieurs élus du PS comme la présidente d’Occitanie Carole Delga ou le maire de Montpellier Michaël Delafosse.

Avec AFP



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