Le Parti radical de gauche avance ses pions pour les Municipales 2026 en Haute-Garonne. Il annonce la désignation d’un chef de file pour la mairie de Toulouse, mais aussi pour la Métropole, ainsi que celle d’un « coordinateur départemental ».
Pierre-Nicolas Bapt référent à Toulouse
Après la France insoumise autour de François Piquemal, les Écologistes avec Régis Godec, Génération.s avec Isabelle Hardy, ou encore le Parti communiste avec Inès Goffre-Pedrosa et Pierre Lacaze, et alors que Nadia Pellefigue se présente en candidate indépendante, et que le maire sortant Jean-Luc Moudenc est lui aussi candidat à sa succession à droite de l’échiquier politique, le PRG fait à son tour entendre sa voix dans la course au Capitole. Et c’est Pierre-Nicolas Bapt qui sera le référent du parti de centre gauche pour ce scrutin capital.
Une figure des radicaux en Haute-Garonne
Figure des radicaux de gauche en Haute-Garonne, Pierre-Nicolas Bapt, chargé de mission âgé de 58 ans, est membre du bureau national de son parti. Il fut élu pendant un mandat à Colomiers, avant d’être candidat à Toulouse en 2014 sur la liste de Pierre Cohen, puis en 2020 derrière Nadia Pellefigue et Archipel Citoyen au second tour.
Également candidat aux Législatives 2022 face à l’insoumis Hadrien Clouet, il avait recueilli 7,13 % des suffrages.
« On ne la revendique pas la tête de liste »
Pierre-Nicolas Bapt veut que le PRG prenne toute sa part au débat dans la Ville rose, aux côtés des autres forces progressistes. S’il considère « qu’on aurait toute légitimité à se proposer en tête de liste, car tout le monde est venu sur nos positions » (vis-à-vis de la France insoumise notamment, NDLR), il souffle : « On ne prétend pas être plus que ce que l’on est, donc on ne la revendique pas ».
« La politique, ce n’est pas un début de guerre civile »
Une liste qui doit être « sans LFI », énonce clairement le chef de file du PRG, qui appelle à « revenir à la gauche plurielle telle que l’avait portée Jospin ». Pierre-Nicolas Bapt le revendique ouvertement : « Au PRG, on n’est pas rentré à la Nupes ni au Nouveau front populaire, parce qu’on était refroidis par les positions de la France insoumise, leurs éructations et anathèmes à répétition ».
En politique, on n’est pas obligé d’injurier ses adversaires. Je ne suis pas au Parti communiste, mais ce n’est pas possible de dire que Fabien Roussel est d’extrême-droite comme ils viennent encore de le faire… La politique, ce n’est ni un pugilat, ni un début de guerre civile.
Pierre-Nicolas Bapt, qui entend « aller rencontrer François Piquemal pour acter nos désaccords », reconnaît être « proche de Carole Delga », la présidente de la Région qui a écarté toute idée de candidature, mais il l’assure : « Ce n’est pas elle qui nous dicte notre conduite ».
Joseph Carles référent PRG pour Toulouse Métropole
À l’échelle intercommunale, Pierre-Nicolas Bapt œuvrera de concert avec Joseph Carles, maire (PRG) de Blagnac, qui sera donc le référent du PRG pour Toulouse Métropole. À noter que le premier magistrat de cité aéroportuaire est actuellement 4ᵉ vice-président de la collectivité et porte-parole du groupe des Indépendants, allié… à la majorité de Jean-Luc Moudenc. Enfin, le conseiller régional Christophe Delayaye a été désigné coordinateur départemental.
« Tous trois sont reconnus pour leur engagement de terrain, leur expérience électorale et leur capacité à dialoguer avec les forces vives du territoire », fait valoir le président de la fédération départementale du PRG, Laurent Chérubin, par ailleurs maire de Labège.
Des projets « fondés sur les valeurs qui nous unissent »
« Cette organisation structurée à l’échelle départementale et locale vise à renforcer la coordination et l’efficacité de l’action politique », poursuit Laurent Chérubin. « Avant même de parler de tête de liste, nous faisons le choix de commencer le travail ».
Nous devons bâtir des projets solides, à la fois ambitieux et pragmatiques, fondés sur les valeurs qui nous unissent, une gauche unie et responsable : laïcité, humanisme, justice sociale, transition écologique, sécurité, efficacité économique et proximité avec les habitants.
Le PRG veut « une gauche social-démocrate »… sans les insoumis ?
Ces « trois personnalités engagées » auront en effet « la responsabilité d’incarner » la politique défendue par le PRG, conclut Laurent Chérubin, qui « soutient l’émergence d’une gauche social-démocrate rassemblée, en dehors de la ligne imposée par la France insoumise ».
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