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Municipales 2026. François Piquemal et LFI promettent un « choc d’offre de bus » à Toulouse

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François Piquemal et la France insoumise passent à l’offensive. Le député (LFI) de la 4ᵉ circonscription de la Haute-Garonne, officiellement candidat aux Municipales 2026 à Toulouse, a décliné ce vendredi 7 février 2025 ses premiers engagements de campagne. « Pour Toulouse, toujours plus d’écologie », a-t-il scandé, réinventant ainsi la devise de la Ville rose (« Per Tolosa totjorn mai » en occitan). L’élu s’est ainsi engagé à verdir les politiques publiques du Capitole.

Jean-Luc Moudenc, « pas un proactif de l’écologie »

Mais avant de décliner les « mesures phares » de son programme qui vise à offrir une « planification écologique ambitieuse » à Toulouse, le député a pris soin d’étriller « le bilan médiocre de Jean-Luc Moudenc », présenté comme un maire de « l’inaction écologique ». Et de ricaner : « On ne peut pas dire que dans son parcours politique, M. Moudenc ait été un proactif de l’écologie ».

Il rêvait d’une seconde rocade, il n’y a pas si longtemps que ça. Et il a réussi à planter à son Plan de déplacements urbains, mais aussi le PLU métropolitain, pour des raisons de médiocrité des objectifs de bifurcation écologique.

François Piquemal
Député (LFI), candidat aux Municipales 2026 à Toulouse

« Quand ils se comparent aux habitants d’autres villes, les Toulousains constatent ce manque d’ambition au jour le jour », jauge-t-il, avant de mettre le doigt sur « le coût réel des embouteillages » pour les Toulousains, « qui passent 71 heures par an dans les bouchons et y dépensent 185 euros par an ».

Un « choc d’offre de bus » à Toulouse

Considérant que « l’urgence est de sortir les Toulousains de bouchons », François Piquemal promet une « politique volontariste » en matière de transports en commun. « À court terme, il faut un choc d’offre de bus », défend-il. « Il faut transformer davantage de lignes de bus classiques en Linéo », mais aussi « créer de nouvelles lignes Linéo pour une couverture renforcée ». François Piquemal compte en outre « augmenter les cadences de bus », et installer « plus d’arrêts », pour qu’il y en ait « à 5 minutes à pied de chez tous les Toulousains ».

Près du collège Sabine Weiss, où je suis allé soutenir enseignants et parents d’élèves jeudi, il n’y a par exemple pas d’arrêt de bus, du coup, les élèves restent là des heures même s’ils n’ont pas cours, en attendant que leurs parents puissent venir…

François Piquemal
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Quant à savoir combien de nouvelles lignes et où elles seraient installées, s’il dépeint « un choc d’offre massif et ambitieux », le candidat renvoie aux « conventions citoyennes sur les mobilités » qu’il compte organiser dans chaque quartier pour « décider d’un partage équitable de la chaussée entre piétons, cyclistes, transports en commun et voitures ».

François Piquemal, le candidat (LFI) aux Municipales 2026 à Toulouse, veut « un choc d’offre de bus » à Toulouse et s’engage notamment à « créer de nouvelles lignes Linéo ». (©G.L. / Actu Toulouse)

« Mettre enfin le RER toulousain sur les rails »

Toujours en matière de transports en commun, « à moyen terme » cette fois, le candidat Piquemal veut « mettre enfin le RER toulousain sur les rails ».

« Il n’y a pas de volonté politique de Jean-Luc Moudenc d’investir dans le RER toulousain », a-t-il raillé, considérant que le locataire du Capitole « porte une lourde responsabilité » dans le fait que « ce projet soit carrément à l’arrêt ».

S’appuyant sur les propositions de l’association Rallumons l’Étoile, il défend « un développement progressif, mais rapide de trains toutes les 30 puis 15 minutes en heure de pointe, avec la création de nouvelles haltes et d’interconnexions multimodales ».

Les insoumis estiment aussi que l’action municipale n’est « pas à la hauteur » des attentes sur le développement des pistes cyclables : « On met 15 à 16 millions d’euros par an, mais si on écoute l’association Deux pieds, deux roues, on devrait être à 50 ».

LGV : « On ne va pas faire table rase » dit François Piquemal
Alors que le chantier a débuté au nord de la Ville rose, mais qu’une ZAD d’opposants revient par intermittence, la France insoumise change-t-elle de position sur la LGV Bordeaux-Toulouse ? Interrogé sur ce sujet, François Piquemal a d’abord rappelé que ce projet était « un serpent de mer qui revient souvent […], un projet qui date de 2004, quand il avait été énoncé pour la première fois par Douste-Blazy ».
Compte-t-il le freiner s’il est élu ? Rappelant que « ce projet ne fait pas l’unanimité », l’élu a botté en touche : « On est des pragmatiques […] À la base, nous sommes très sceptiques, voire opposés au projet, mais on ne va pas faire table rase. On est des pragmatiques, on verra à quel point il sera abouti quand nous arriverons au Capitole ». Puis il a bifurqué : « Avant de dire qu’il faut être en moins de quatre heures à Paris, ce qui nous importe, c’est que les Toulousains puissent sortir les bouchons ».

Généraliser le permis de louer sur l’ensemble de la commune

François Piquemal, qui avait fait ses premières armes avec l’association Droit au logement à Toulouse, veut sans surprise « en finir avec l’habitat indique ». Pour ce faire, il fixe « l’objectif de zéro passoire thermique ».

Pour « contrôler la salubrité et le confort énergétique des logements mis sur le marché », il s’engage à « mettre en œuvre le permis de louer », ou plutôt l’élargir puisque la majorité actuelle l’a instauré en 2024 (il doit être mis en place en novembre) dans une partie du centre-ville : « Le maire le localise à quelques quartiers autour d’Arnaud Bernard, nous, on veut le généraliser ».

Jean-Luc Moudenc fait semblant de se préoccuper de ce sujet, mais il porte une lourde responsabilité dans tous les immeubles menacés d’effondrement. Je suis heureux qu’il n’y ait pas eu de victime à ce jour, mais on est en train de payer cher son inaction.

François Piquemal

Sur ce même thème, il propose « d’acquérir et rénover des habitations insalubres pour créer des biens locatifs énergétiquement performants ». Il veut aussi « allouer une enveloppe budgétaire conséquente pour permettre la rénovation de 10 000 logements sur six ans » et « lancer un programme ambitieux de rénovation des bâtiments publics ». « Les écoles sont dans un état de délabrement très avancé », s’inquiète, à ses côtés, la conseillère municipale Agathe Roby : « Jean-Luc Moudenc préfère se hâter de mettre des caméras dans les écoles plutôt que des brasseurs d’air ».

Grands projets inutiles

François Piquemal s’engage aussi à « s’opposer et mettre fin » aux « projets inutiles » et « écocides » soutenus par la majorité municipale, qu’il s’agisse de celui du « boulevard Urbain du canal de Saint-Martory » ou de celui de la fameuse « Jonction Est, notre petite A69 à nous », sourit Agathe Roby : « C’est un projet vieux de 20 ans qui est simplement là pour desservir une clinique de santé privée, mais il ne fera que rajouter du trafic et trafic, alors que ses 100 millions d’euros pourraient être utilisés à d’autres fins ».

Autre gros projet dans le viseur du candidat insoumis — mais dont le chantier doit théoriquement débuter fin 2025 —, celui de la Tour Occitanie. Rappelant que « les gratte-ciel sont par essence anti-écologiques », François Piquemal estime que c’est une idée « énergivore, absurde et inutile pour Toulouse ».

Sous couvert de faire croire qu’on lutte contre l’étalement urbain, on érige une tour destinée aux plus aisés… Le promoteur le dit lui-même : les Toulousains ne pourront pas y acheter de logements !

François Piquemal

Un menu végétarien au choix chaque jour dans les cantines

Le candidat soutenu par la France insoumise veut également mettre au menu de toutes les cantines de la ville, en plus du repas végétarien obligatoire une fois par semaine, « une option strictement végétarienne chaque jour « , différente du menu sans viande actuellement proposé. Déplorant « le logiciel climatosceptique de la majorité et le déni complet de Jean-Jacques Bolzan » (l’adjoint en charge du Bien manger) sur ce sujet, Agathe Roby a tancé : « Les enfants n’ont pas envie de manger des animaux morts ».

Une « réelle alternative végétarienne » qui doit s’accompagner par « un système de protéine végétale pour compenser », précise Mélanie Moresve, autre soutien du candidat Piquemal.

Parc fraîcheur dans chaque quartier et « débitumisation massive »

Pour végétaliser la ville, François Piquemal envisage enfin la création « d’un parc fraîcheur dans chaque quartier » et s’engage à lancer « une débitumisation massive de la ville pour permettre à chaque habitant d’accéder à un îlot de verdure à moins de 15 minutes de chez lui ».

De nouvelles têtes aux côtés de François Piquemal

Ce vendredi à Toulouse, François Piquemal était entouré de sa « binôme » dans cette course au Capitole, la conseillère municipale et métropolitaine Agathe Roby, historienne de profession. Deux nouvelles têtes figuraient aussi à leurs côtés, à commencer par Mélanie Moresve. La cofondatrice des Halles de la Transition a rejoint le candidat insoumis, considérant qu’il était « le plus à même de porter un projet d’alternative de gauche à Toulouse ». François Lépineux, qui sera le référent LFI pour ces Municipales dans la métropole de Toulouse, s’est également affiché aux côtés du député-candidat. L’ancien maire de Brax (2014-2020), qui avait été battu lors du dernier scrutin (22,75 % au second tour), a précisé qu’il n’avait « pas décidé » s’il tenterait de retrouver son siège.



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