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Municipales 2026 à Toulouse. Nadia Pellefigue annonce sa candidature « sous le signe de l’indépendance »



Trois jours après l’annonce de la non-candidature de Carole Delga aux Municipales 2026 de à Toulouse, c’est une autre personnalité qui compte à gauche qui a décidé de sortir du bois.

Vendredi 14 février 2025, c’est Nadia Pellefigue, vice-présidente à la Région Occitanie, et candidate aux Municipales à Toulouse en 2020 (elle était arrivée en 3ᵉ position avec 18 % des suffrages au premier tour, avant de se retirer au second) qui se déclare officiellement candidate dans la course au Capitole de 2026.

Elle explique sa démarche

Dans un communiqué de presse, celle qui se présente comme une « Toulousaine engagée » explique sa démarche. « Forte de mon expérience d’élue et de mes échanges permanents avec des Toulousains de tous horizons, avec lesquels le dialogue n’a jamais cessé, je m’engage avec détermination pour que Toulouse soit une chance pour tous », écrit Nadia Pellefigue, « pour celles et ceux qui, fragilisés dans leur pouvoir d’achat ou leur isolement social, ont besoin du soutien de leur ville, comme pour ceux qui reconnus pour leur réussite doivent trouver les raisons pour confirmer leurs choix de développer, ici, à Toulouse leurs talents ».

Des premières thématiques

Elle poursuit et décline quelques thématiques qu’elle connaît bien, étant en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche, des affaires européennes et des relations internationales :

« Adaptation au changement climatique ou au bouleversement technologique comme l’émergence croissante de l’intelligence artificielle dans nos quotidiens, je veux créer les conditions pour que chacun puisse tirer bénéfices de ces changements qui ne doivent pas être réservés à une élite qui en aurait les moyens financiers ou intellectuels grâce à des diplômes élevés. Le progrès, c’est l’innovation pour tous. »

Elle a quitté le PS en 2022

Contrairement à 2020, elle ne se présentera pas avec l’étiquette du Parti socialiste, puisqu’elle rappelle qu’elle a quitté le PS en 2022, « suite à l’accord entre le PS et LFI au sein de la NUPES », un accord qui « n’était plus cohérent » avec « les valeurs qui avaient fondé mon engagement près de 15 ans plus tôt au sein du PS. Notamment sur les questions de l’Europe, de laïcité ou de la réalité économique ».

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« Les Toulousains attendaient autre chose que l’addition de partis de gauche »

Nadia Pellefigue annonce placer sa candidature « sous le signe de l’indépendance et de la transparence ».

Elle exprime clairement son positionnement par rapport aux autres forces de gauche, actuellement en discussion pour créer une potentielle union : « Candidate sortante de 2020 avec un très bon résultat (18,5 %), j’ai choisi en me retirant, et donc en renonçant à être élue, même dans l’opposition, de ne pas faire semblant d’être d’accord avec un programme que je ne trouvais ni crédible ni responsable. J’ai ainsi permis le seul duel gauche/droite dans une grande métropole, mais en toute logique, ils n’ont pas réussi à convaincre et ont perdu face au maire sortant ».

Cette élection a démontré que les Toulousains attendaient autre chose que l’addition de partis politiques de gauche pour permettre l’élection de quelques-uns. La politique a besoin de sincérité, de cohérence et d’éthique.

Nadia Pellefigue
Candidate aux élections municipales de 2020, et désormais de 2026

Pas candidate si Carole Delga l’avait été

Nadia Pellefigue indique enfin que si Carole Delga avait été candidate, elle-même ne se serait pas lancée dans la bataille : « Si elle avait été candidate, je lui aurais apporté tout mon soutien comme je le lui avais personnellement indiqué dès qu’elle avait envisagé cette hypothèse et comme je l’ai toujours fait ».

Carole Delga ne soutient pas « cette démarche individuelle »

L’inverse ne sera pas vrai. Interrogée par Actu Toulouse ce vendredi soir, Carole Delga  déclare « ne pas apporter son soutien à cette démarche individuelle de candidature ». La présidente de la Région rappelle son « attachement à une décision collective au sein du PS Haut-Garonnais et à la désignation d’une candidature d’union des forces de gauche républicaine et citoyennes ».

Dès 2022, elle affichait son ambition

Lors des Municipales de 2020, la liste divers gauche conduite par Nadia Pellefigue et soutenue par le PS, le PRG et le PCF avait échoué au premier tour avec 18,5 % des suffrages, devancée par le maire sortant Jean-Luc Moudenc (36 %) et la liste Archipel Citoyens (27,5 %) conduite par l’écologiste Antoine Maurice. Dans l’entre-deux-tours, Nadia Pellefigue et une dizaine de ses colistiers avaient refusé de participer à la fusion de leur liste avec celle d’Antoine Maurice, quand d’autres l’avaient fait. Jean-Luc Moudenc conservait finalement son fauteuil de maire avec 51,98 % des voix.

Dès le printemps 2022, elle avait annoncé son ambition à Actu Toulouse : « Moi, ma passion, mon objectif, mon ambition, c’est Toulouse ! Les élections qui m’intéressent aujourd’hui sont les futures élections municipales en 2026 ». Cette ambition est donc officiellement sur les rails.



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