Les chiffres de la délinquance pour l’année 2024 ont été partagés fin janvier 2025, dévoilant qu’en Moselle, presque toutes les infractions sont en baisse – y compris l’usage de stupéfiants – mis à part les homicides, les vols avec armes, les vols dans les véhicules et les escroqueries.
À la demande du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, le préfet de la Moselle, qui a la charge de l’ordre public et de la sécurité des populations, a présenté vendredi 21 février 2025 son plan contre « la délinquance sous toutes ses formes ».
Pour « restaurer la sécurité », il prévoit la mobilisation de tous les acteurs afin d’accentuer le « continuum de sécurité ». Comprendre : une sécurité globale, partout et sans angle mort, grâce au partenariat des forces de sécurité publique et des acteurs privés.
En Moselle, des policiers plus visibles sur le terrain
La première action clé du plan vise à être plus visible et à mieux surveiller. Notamment par le renforcement de la présence sur voie publique des forces de sécurité intérieure (police, gendarmerie, police municipale, pluricommunale, intercommunale ou métropolitaine) par des patrouilles régulières sur les lieux ciblés.
Il est également mentionné le recours à des matériels modernes de surveillance tels que la vidéosurveillance et les drones.
Alors que, la semaine passée, les autorités françaises et belges ont démontré un exemple de coopération lors d’une course-poursuite folle, il est prévu d’intensifier des contrôles en collaboration avec les pays frontaliers.
Que tout le monde coopère
La seconde mesure vise particulièrement le « continuum de sécurité ». La préfecture souhaite renforcer les liens avec les autorités organisatrices de la mobilité, pour davantage de sécurité dans les transports. Il en sera de même pour les chambres consulaires afin d’améliorer la sécurité des commerces et des exploitations agricoles.
Les bailleurs sociaux joueront un grand rôle dans cette sécurité globale. Ils seront par exemple consultés pour sécuriser les accès aux bâtiments et pour le démantèlement de points de deal.
Plus de visibilité sera accordée aux dispositifs « Opération tranquillité vacances », « tranquillité commerces ». Les réseaux « voisins vigilants » seront mis en avant.
La répression contre les stupéfiants
La troisième mesure vise spécifiquement la lutte contre les stupéfiants. Encore une fois, les bailleurs seront mis à contribution pour détecter les logements pouvant servir aux trafics, pour expulser les squatteurs dans les « immeubles gangrenés » et lors de contrôles de halls d’immeubles ou de caves avec des équipes cynophiles.
Tous les pans du trafic sont ciblés et les meneurs de réseaux en priorité. La distribution façon Uber sera mieux prise en compte. Les amendes forfaitaires délictuelles pour pénaliser les consommateurs seront augmentées.
De la prévention et de l’éducation
La dernière action clef s’attaque finalement au fond de la problématique avec de la sensibilisation dans les écoles pour prévenir de la délinquance, du harcèlement, des violences intrafamiliales et des cybercrimes.
Le système de financement des intervenants sociaux – indispensables pour la sensibilisation – sera pérennisé grâce au développement du cofinancement et au maintien du soutien aux associations.
Nouvelle équipe contre la délinquance à Metz
La Moselle compte sept groupes locaux de traitement de la délinquance (GLTD), dont trois dans l’arrondissement de Metz : dans le quartier de Borny, à Woippy et à Marly.
Le but principal d’un GLTD est de cibler les divers actes de délinquance dans les quartiers particulièrement touchés par ces phénomènes.
Un GLTD à Metz-Patrotte a été créé en février 2025, afin « d’apporter des solutions appropriées au traitement du trafic de stupéfiants qui s’est développé dans ce quartier en profitant d’une rénovation urbaine trop segmentée ».
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