Véritable institution du 2e arrondissement de Marseille, près de la porte d’Aix, le Marché du soleil ouvrait depuis des années dans l’illégalité. Sur place, au plus grand soulagement des nombreux commerçants, tout est en passe d’être (enfin) réglé.
Le plus grand bazar de la cité phocéenne, touché par un incendie en 2008, était régulièrement soumis à des arrêtés de fermeture pour des manquements à la sécurité. Du passé ? Les responsables ont obtenu un document qui va pouvoir tout changer, apprend ainsi actu Marseille, confirmant une information de La Provence.
On vous explique.
« Une très bonne nouvelle »
Assise derrière son bureau, tout au fond du Marché du soleil, Leila Hireche a le sourire. La responsable des lieux tend à actu Marseille une feuille de papier : un simple recto verso qui va pouvoir mettre un terme à des années d’incertitude.
Un permis de construire, daté du 12 mars et signé de la main d’Éric Méry, l’adjoint au maire de Marseille en charge de l’urbanisme, valide la demande du propriétaire pour « une régularisation administrative » de ces 3800m2 et la « mise en conformité du système de sécurité incendie ». « Une très bonne nouvelle », soufflent des commerçants.
Menacés d’expulsion
Depuis le feu de 2008 qui avait tout ravagé, puis la reconstruction des lieux avec le rattachement d’un ancien entrepôt, rue Fauchier, le Marché du soleil était frappé de plusieurs arrêtés de fermeture.
De nombreux manquements aux normes de sécurité incendie avaient été relevés et recensés par la municipalité, qui menaçait même de recourir à la force publique pour obtenir l’expulsion des occupants, là dans l’illégalité.
La mairie « particulièrement attentive »
Depuis, les patrons du marché ont fait le nécessaire. « Aujourd’hui, 70 % des travaux demandés ont été réalisés, assure la gérante Leila Hireche. Le reste va se faire très vite, c’est entre les mains des entreprises que nous avons sollicitées. »
Contactée par actu Marseille, la mairie assure qu’elle « sera particulièrement attentive » à ce que le chantier soit terminé « rapidement ». « La réalisation de ces travaux conditionne la levée de l’avis défavorable à son exploitation ouverte au public », précise l’hôtel de Ville.
Un avis finalement « favorable » de la CDAC
Il rappelle que le permis n’avait pas pu être autorisé jusque là « car le dossier avait reçu un avis défavorable de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) en raison d’un manque d’éléments sur l’impact de cet équipement sur son environnement ». Le 6 mars, les lacunes ayant été comblées, l’instance a émis, cette fois-ci, un avis favorable.
Des arroseurs et des détecteurs de fumée
Sur place, on explique en tout cas ne pas avoir lésiné sur les moyens pour rentrer finalement dans les clous : un système high-tech aurait été installé.
« Il y a des arroseurs et des détecteurs de fumée un peu partout dans le marché. Un système électronique permet de tout contrôler à distance », détaille encore la responsable.
Un grand « ouf » de soulagement
Leila Hireche pousse en tout cas un grand « ouf » de soulagement pour elle, ses équipes et les commerçants qui occupent les 170 box de ce dédale ouvert sur deux rues, Fauchier et du Bon pasteur, entre La Joliette et la gare Saint-Charles.
On peut le dire : le Marché du soleil est définitivement sorti d’affaire
Les clients, eux aussi, sont rassurés. « J’adore venir au marché. C’est un super endroit et on était vraiment très inquiets de le voir un jour vraiment fermer », explique Karima, qui habite « pas loin, du côté de l’avenue Camille Pelletan ».

Des touristes… et des contrefaçons ?
« On va pouvoir travailler sereinement alors que notre grosse saison approche, renchérit Leila Hireche. Il y a beaucoup de monde surtout le week-end et l’été. Nous avons même de plus en plus de touristes, surtout d’Espagne et du Royaume-Uni. »
Certains venant pour l’atmosphère unique de ce bazar, d’autres étant plutôt attirés par des produits contrefaits qui valent régulièrement au Marché du soleil des descentes du Marché du soleil. En juillet 2024 encore, plus de 1.600 de ces articles avaient été saisis.
« Notre travail, c’est de gérer, de louer les emplacements et de permettre aux gens de vendre en sécurité. Ça, en revanche ça n’est pas mon domaine, tranche encore la responsable. On ne peut pas contrôler. Mais s’il y a des choses comme ça, il faut taper fort et c’est tout à fait normal que les forces de l’ordre interviennent. Chacun fait son travail. Tant qu’il y a la police dans les parages, moi, je suis sûre qu’il n’y a pas de problème. »
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