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Marseille. Ces commerçants du centre-ville sont très inquiets : « On est mort ! »

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À partir du 21 mars 2025, un arrêté préfectoral impose la fermeture des alimentations de nuit du centre-ville de Marseille dès 22 heures.

Du côté des commerçants, on oscille entre inquiétude et exaspération.

« On est deux à vivre de ça »

La mesure fait grincer des dents. Les commerçants concernés évaluent déjà le manque à gagner, et il est énorme. Les épiceries situées dans le secteur du Cours Julien et de La Plaine, lieux festifs de la ville, s’inquiètent particulièrement des répercussions, la nuit représentant une part essentielle de leur chiffre d’affaires, notamment les week-ends.

On est mort ! Je n’arrive pas à croire qu’on nous empêche de travailler. On dirait qu’on est le problème de Marseille. Je ne sais pas comment on va faire, ils ne se rendent pas compte le mal qu’ils nous font. On ne vit que de ça nous !

Majid
Epicier de la rue Saint-Pierre

Même sentiment du côté de Marc, propriétaire d’un commerce situé rue des Trois-Mages, qui s’inquiète également des pertes de revenus importantes : « on est deux à vivre de l’épicerie » précise-t-il.

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« Qu’est-ce que ça va changer »

Après l’inquiétude financière, viennent les questions. Chez tous les commerçants interrogés par actu Marseille une incompréhension demeure : pourquoi ?

L’arrêté, en vigueur jusqu’au 21 avril dans un premier temps, s’appliquera aux alimentations situées sur les places et le long des grands axes des 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e et 7e arrondissements. Des zones où les bars sont omniprésents et les fêtards nombreux. Les arguments avancés par la préfecture, justifiant la mesure par des « atteintes à la tranquillité publique », sont ainsi jugés irrecevables par ces commerçants.

Qu’est-ce que cela va changer ? Sérieusement, il faut m’expliquer le but ! Regardez où on est situé [à deux pas du Cours Julien], vous croyez vraiment que c’est moi le problème ?! C’est n’importe quoi !

Marc
Epicier de la rue des Trois Mages

« Et les supermarchés ? »

Au-delà des interrogations sur le véritable objectif de la mesure, un autre point suscite l’incompréhension : l’arrêté ne s’applique pas aux supermarchés des zones concernées. Par exemple, le Monoprix situé sur la Canebière, au pied de La Plaine, conserve ses horaires habituels, avec une fermeture à 22 h 45. « Donc, 45 minutes de bénéfice en plus », constate Ahmed, salarié d’une épicerie voisine, rue Curiol.

Face à ce qu’ils considèrent comme des « aberrations » ou des « injustices », la plupart choisissent de faire le dos rond. D’autres, préférant garder l’anonymat, envisagent déjà de contourner la règle : « Comment voulez-vous que je fasse autrement ? », lâche l’un d’eux, espérant que sa résistance ne lui coûtera pas trop cher.



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