« Leurs sauces sont incroyables. Les frites aussi. C’est une tuerie. » Une bouchée à peine avalée, Damien replonge directement dans son kebab sur l’une des quelques tables prises d’assaut ce mercredi 29 janvier 2025 devant ce snack au store vert, dans le quartier de La Timone, dans le 5e arrondissement de Marseille.
Depuis le début de la semaine, Master K, qu’actu Marseille avait déjà mis en lumière il y a un peu moins de deux ans, est plein à craquer midi et soir. Le lieu vient de remporter l’édition 2025 du très sérieux championnat de kebab marseillais, organisé sur les réseaux sociaux.
Un autodidacte du kebab, défenseur du frais
Sacré par un jury réuni par la page Instagram marseillemondial, qui édite aussi un guide du kebab marseillais, le commerce a aussi eu droit à un passage sur BFM Marseille Provence. Une exposition inattendue qui a encore fait s’allonger la file d’attente, au 39 boulevard Jeanne d’Arc.
Sur place, les commandes tombent de partout et la broche n’a même plus le temps de tourner. « On n’arrête pas », confirme le gérant Salim Bouaouiche, 36 ans. Un autodidacte du kebab. Arrivé à Marseille il y a trois ans, cet Algérois qui n’avait jusque-là travaillé que dans le monde du conseil et du marketing, a tout appris… sur Youtube. « C’est un concours de circonstances qui a fait que je me suis lancé là-dedans », explique-t-il.
Les sauces, marques de fabriques du Master K
Il y a deux ans, un ami avec qui il obtenait son Master en traitement et analyse de données lui parle de l’opportunité d’ouvrir un commerce dans le quartier. « On a lancé ça tous les deux. Mais je me suis retrouvé seul au bout de trois mois et il a fallu tout mettre au point. J’aime bien cuisiner chez moi mais je partais de rien et je ne voulais que du fait maison, et surtout rien d’industriel », explique-t-il.
Le pain et les frites sont livrés tous les jours par un artisan du coin. Les sauces, marques de fabrique du Master K, sont faites tous les jours sur place. Et elles lui ont donné du fil à retordre. « On a beaucoup travaillé dessus. On a fait et refait. Et on y est revenu, encore et encore. Avec Mathilde [l’une des six membres de l’équipe], on a même développé notre propre recette de sauce algérienne », détaille encore Salim Bouaouiche.
Une marinade à la recette tenue secrète
Les broches aussi sont faites maison, à base de veau et de dinde, et marinées pendant « au moins 24 heures » avec une recette tenue évidemment secrète.

Le gérant résume : « on propose une sorte de berliner à notre sauce ». Et qui fait mouche. Ce mercredi, Arnaud, un autre habitué, ne tarissait pas d’éloge non plus : « la viande n’est pas grasse mais quand même hyper tendre. Avec les pickles, tout est super bien équilibré ».
Les avis sont dithyrambiques. « Après avoir dégusté et noté 13 kebabs dans tout le département, notre jury a décidé sans aucun débat d’attribuer la première place du palmarès à cette adresse artisanale », est-il noté sur la page marseillemondial.
Le podium du championnat de kebab marseillais
1er : Master K
2e : Frisch kebab
(53 avenue robert shuman, 2e)
3e ex aequo : Durum kebab
(32 boulevard garibaldi, 1er – 166 avenue de la capelette, 10e)
3e ex aequo : Palandöken
(29 allée Léon Gambetta, 1er)
Versions végé et même en bowl
Ces experts vantent aussi « l’accueil chaleureux » et « le rapport qualité/prix » du Master K. Comptez à partir de 9,50 euros (ou 8 euros pour les étudiants) la formule boisson, frites et kebab « traditionnel », avec viande, salade, tomates, oignons rouges et pickles de chou rouge.
Le snack propose aussi des variantes avec du cheddar fondu ou de la feta, d’autres légumes et de la grenade ou encore selon l’inspiration du moment. Des versions végé, et même en bowl, sans pain et donc sans gluten, sont aussi au menu.
Une recette gagnante que Salim Bouaouiche et son équipe voudraient partager au plus grand nombre, en ouvrant un autre spot, peut-être plus proche du centre-ville. « On attend juste une bonne opportunité », confie-t-il.
Master K, 39 boulevard Jeanne d’Arc, Marseille (5e).
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