Drôle de coïncidence. Alors qu’un incendie se déclarait suite à une explosion (dont l’origine reste inconnue, selon les pompiers de Haute-Garonne) dans une maison au nord de Toulouse, un autre bruit de détonation a été perçu (plus ou moins) dans le même secteur.
Dans un rayon de quinzaine de kilomètres autour du feu localisé à Castelnau-d’Estrétefonds, un violent et soudain « bang » en a fait sursauter plus d’un. « C’est ça qu’on a tous entendu ? Merville, Grenade, Larra, Daux… », s’interroge une lectrice d’Actu Toulouse. « [A] Montberron, on a entendu aussi ! J’ai cru que c’était de l’orage, mais non, c’était bizarre », témoigne une seconde.
Le mur du son dépassé par un avion de chasse
Selon une publication Facebook de la mairie de Merville, une forte détonation a effectivement été entendue ce jour vers 13h50. Seulement 10 minutes avant l’intervention d’une vingtaine de pompiers sur la commune de Castelnau-d’Estrétefonds.
Pourtant, d’après nos informations, aucun parallèle n’est à faire entre les deux événements. La mairie de Merville indique qu’il s’agissait « d’un avion de chasse qui a dépassé le mur du son ».
Contactée par Actu Toulouse, la gendarmerie confirme le passage de plusieurs avions de chasse, notamment du côté de Fontenilles. L’un d’eux aurait alors effectué un vol dit « supersonique », sa vitesse ayant dépassé celle du son.
Un « bang » normal
D’après l’armée de l’Air et de l’Espace, la vitesse du son varie selon la température, les conditions atmosphériques et selon l’altitude. Au niveau de la mer, elle est de l’ordre de 343 mètres par seconde, soit 1 235 km/h. Et à 10 000 m d’altitude, elle est d’environ 300 mètres par seconde, soit 1 088 km/h.
C’est donc à cette vitesse que l’engin a chassé les nuages, les vols supersoniques n’étant autorisés qu’à 10 000 mètres d’altitude. À cette hauteur, et « à la vitesse du son, les molécules d’air s’accumulent devant le nez de l’avion, créant une zone de surpression, ce qui provoque une onde de choc. C’est cette dernière qui produit le bang, semblable à une détonation, entendue au sol », explique l’Armée.
Pas d’inquiétude donc. Le choc sonore reste tout à fait normal. Pour rappel, les vols supersoniques ne peuvent être effectués uniquement dans le cadre d’entraînement et selon une réglementation stricte, afin de limiter les nuisances.
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