Le président et propriétaire américain de l’Olympique lyonnais John Textor préconise, dans un entretien à L’Equipe, la présence de chaque club de Ligue 1 au conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP), en pleine crise sur les droits TV.
Des images et le verbatim d’une réunion clé pour l’attribution des droits TV l’été dernier ont été révélés dans les médias ces derniers jours, montrant les vives tensions entre le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi et certains autres présidents de club, dont John Textor.
« Je n’ai jamais vu un tel déséquilibre de pouvoir »
Et ce alors que la LFP et le diffuseur DAZN sont en plein litige juridique sur les échéances financières du second. « J’ai siégé à de nombreux conseils d’administration, et des débats animés peuvent avoir lieu, mais je n’ai jamais vu un tel déséquilibre de pouvoir, où le résultat du dialogue est acquis d’avance », a confié John Textor à L’Equipe.
« Il était clair pour moi que les décisions avaient déjà été prises par un petit groupe de personnes, avant le début de l’appel », a-t-il déploré. « La gouvernance de notre ligue doit changer, immédiatement, car chaque club de Ligue 1 devrait être représenté au conseil d’administration » de la LFP, a estimé John Textor.
Textor blâme le patron du PSG
Actuellement, seuls sept clubs de Ligue 1, ainsi que deux clubs de Ligue 2, y figurent. Concernant les échanges conflictuels avec Nasser Al-Khelaïfi, John Textor a asséné : « Cela montre clairement la manière dont notre Ligue est dominée et est en train de se dégrader. Nous avons trop de présidents et trop de dirigeants qui estiment que leur carrière serait meilleure, personnellement, s’ils collaboraient avec Nasser Al-Khelaïfi ».
Aux yeux de M. Textor, « NAK », par ailleurs président de l’Association européenne des clubs (ECA), « est le banquier qui détient la monnaie des nominations politiques, et il sait comment la dépenser à bon escient ».
L’entourage du boss du PSG contre-attaque
Des propos vivement contestés dans l’entourage du Qatari auprès de l’AFP : « Comme il est récurrent chez certains dans le football français, Nasser Al-Khelaïfi doit être blamé pour absolument tout ce qui va mal, et tout ce qui va bien n’est dû qu’à un désir d’influence ou d’avantage personnel ».
« Ni beIN Sports ni Nasser Al-Khelaïfi n’ont poussé pour avoir les droits », « et ils n’ont fini par faire une proposition que parce que tous les clubs et la ligue ont supplié beIN d’aider », ajoute cette source, qui souligne que l’accord a ensuite été approuvé à l’unanimité.
Avec AFP
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