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Lyon. La Métropole augmente cet impôt dès 2025, crise de nerfs chez les concernés



Les impôts seront bientôt plus élevés pour une partie des entreprises de la métropole de Lyon. Lundi 17 mars 2025, les élus ont voté favorablement en faveur d’une hausse de la fiscalité en augmentant la cotisation foncière des entreprises (CFE) du territoire. De quoi provoquer une violente colère et une crise de nerfs du côté des petites et moyennes entreprises.

Le président écologiste de la Métropole de Lyon Bruno Bernard a annoncé la couleur dès vendredi dernier en présentant le budget 2025. La collectivité a communiqué sur 60 millions d’euros d’économies en coupant dans la culture, le sport, la communication, les effectifs d’agents et en augmentant ses recettes en augmentant un impôt direct sur l’activité des entreprises.

« Ponctionner 15 millions d’euros » en plus

La hausse de cet impôt prévoit un taux de CFE de 28,62% en 2024, passant à 30,34% dès cette année. Une augmentation qui vise à « ponctionner 15 millions d’euros supplémentaires sur les entreprises locales », s’étrangle le syndicat patronal de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) du Rhône dans un communiqué.

Elle « viendra frapper de plein fouet les artisans, commerçants, industriels, professions libérales et toutes les entreprises de proximité qui sont déjà fortement sollicitées par d’autres augmentations fiscales et réglementaires », dénonce le patronat. « Plutôt que d’augmenter encore les impôts locaux, la Métropole devrait rechercher des économies et des gains de productivité dans ses propres dépenses », exige la CPME.

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« Pas une augmentation faramineuse », se défend Bruno Bernard

Le patron de la Métropole a devancé les critiques vendredi en assurant qu’il ne s’agit « pas d’une augmentation faramineuse » de cet impôt.

Il « n’avait pas été augmenté depuis 2015 » affirme l’élu qui a estimé que ces recettes « comptent » pour la collectivité dans un contexte contraint. Il assure que le taux du CFE est de « plus de 36% à Toulouse et Montpellier, plus de 35% à Bordeaux, 33% à Lille et Marseille ».

Le syndicat patronal demande le renoncement à cette hausse et « un dialogue avec les acteurs économiques pour trouver des solutions équilibrées, sans pénaliser l’activité et l’emploi local ». Le président de la Métropole a refusé et a bien fait voter cette hausse. 

La droite et le centre dans l’opposition métropolitaine ont dénoncé ce choix lors du conseil de lundi en votant contre le budget.



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