Électeur écologiste lors des élections municipales de 2020, Edouard Hoffmann, habitant du quartier de la Croix-Rousse et architecte à Lyon, est « un citoyen en colère » qui se dit « très déçu ».
Engagé en politique à l’échelle de son arrondissement, il devient au moment du Covid un militant anti-tags et crée le mouvement « SaccageLyon » qui dénonce la saleté dans la ville. Il annonce ce mercredi 12 février 2025 se présenter aux élections municipales de 2026 à Lyon.
Un raz le bol des politiques
Edouard Hoffmann partage un point commun avec de nombreux citoyens : il en a marre des hommes politiques. « On a besoin de renouveler le paysage politique lyonnais. Je ne veux pas faire carrière. Mon engagement est né de ma colère », martèle-t-il.
Il annonce qu’il est « encore trop tôt » pour dévoiler les tenants et aboutissants de son programme, mais ne cache pas ses priorités. « C’est le civisme. C’est une question d’éducation et avec la police, ce sera vite réglé. »
Allez-voir à Nîmes, Dijon : il n’y a pas un seul tag dans la ville, pas une seule crotte de chien. Ils ont même une machine pour enlever les chewing-gums.
« Je propose le détagage immédiat », explique-t-il sans s’étendre davantage sur les moyens employés. « On me disait que ça coûte cher de détaguer. Je ne peux plus supporter les mensonges. Avec moi, tout le monde, tous les vandales seront arrêtés en une semaine », présente-t-il.
Moins de tags et plus de police
Le candidat continue : « Les tagueurs sont littéralement protégés par la mairie. Au bout de quatre ans, voilà le résultat. On a laissé prospérer les incivilités. » Autre promesse : « Je veux embaucher une police de proximité. »
Tout en dénonçant la « démagogie » de la municipalité actuelle, il abonde : « Et tout le reste, on discute, mais dans une ville propre, sûre ! »
Je suis très attaché à l’histoire et au patrimoine de Lyon. Je ne me place nulle part sur l’échiquier politique, mais j’admire Léon Blum, Mandes-France, Charles de Gaulle…
« Grégory Doucet importe la politique internationale à Lyon, il n’y aura pas de ça avec moi. » Le militant devenu candidat, connu comme « la bête noire de Grégory Doucet« , insiste qu’il n’est pas question de revenir en arrière sur les grands travaux menés actuellement. Mais lui maire, il promet que « les commerçants seront écoutés ».
Une opposition « à côté de la plaque »
Ce qui motive le Lyonnais à se lancer dans une carrière politique, c’est un triste constat : « L’opposition manque de courage, n’est pas bonne et les écologistes ont toute leur chance d’être réélus. Mais l’écologie ne leur appartient pas. »
Edouard Hoffmann continue : « Comment Pierre Oliver [maire LR du 2ᵉ arrondissement, NDLR] peut-il imaginer être élu ? Les gens en ont marre de cette classe politique, de ces gens qui vivent de ça. Qu’a-t-il proposé de constructif depuis qu’il est là ? »
Christophe Marguin, chef lyonnais (et élu métropolitain Les Républicains) lui aussi candidat aux municipales, n’est pas épargné : « Il est éminemment politique, il est à côté de la plaque. »
L’architecte l’assure, il compte aller jusqu’au bout. « Lyon est une ville éteinte et de qualité médiocre. Je suis déterminé et optimiste pour changer ça. J’invite les gens professionnels à me rejoindre et j’appelle Jean-Michel Aulas à faire de même, il serait mon super-ministre. »
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