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L’Intersport de cette ville de Bretagne est l’un des plus ciblés par les vols à l’étalage

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Il ne suffit que de quelques secondes à certains « professionnels du vol » pour enlever les antivols de vêtements de sport et s’évaporer avec plusieurs centaines d’euros de marchandise. Steven Cevaër l’a constaté à de multiples reprises ces dernières années.

Il dirige le magasin Intersport de Quimper Nord (Finistère) qui figure parmi les sites les plus concernés par le vol à l’étalage dans le groupe.

« Il fut un temps où les vols touchaient surtout les grandes villes et étaient le fait de personnes isolées. C’est désormais révolu. »

Steven Cevaër, directeur Intersport Quimper Nord.

Certes, les petits voleurs d’antan sévissent toujours. Ils prennent des vêtements de marque, partent en courant, en prenant le soin ou non d’enlever les antivols. S’ajoutent désormais dans les grandes villes comme les moyennes, des bandes particulièrement organisées « venant d’Europe de l’Est » selon Steven Cevaër.

Une technique de vol bien rodée

Leur mode opératoire est parfaitement rodé : une première équipe enlève les antivols et cache le tas de vêtements ; une deuxième arrive quelque temps plus tard pour déplacer le tas de vêtements ; enfin une troisième s’empare de la marchandise et quitte le magasin.

Toute la difficulté consiste à prendre les voleurs sur le fait… Le magasin dispose de plusieurs caméras, mais personne n’observe les images en permanence. « Nous n’avons pas non plus les moyens d’engager un vigile », commente Steven Cevaër.

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Pour autant, le commerçant n’est pas complètement démuni. Il a mis en place tout un arsenal de protection : un voire deux ou trois antivols sur les produits les plus convoités, des antivols sonores, des étiquettes invisibles…

Le meilleur atout antivol reste la vigilance de l’équipe.

« Nous faisons en sorte de ne laisser aucun angle mort dans le magasin, d’observer toutes les personnes suspectes… S’il y a un doute, une alerte est lancée entre nous et débute alors le jeu du chat et de la souris. »

Steven Cevaër, directeur Intersport Quimper Nord.

Des milliers d’euros de perte à l’Espace culturel Leclerc

Le personnel de l’Espace culturel Leclerc est également constamment en état d’alerte. Des milliers d’euros de perte sont comptabilisés chaque année dans le magasin de la zone commerciale de Gourvily à Quimper.

« Les vols sont le fait de personnes qui n’ont pas les moyens de se payer tel ou tel produit, mais aussi et surtout, de personnes qui en font un business en revendant. Ce sont de vrais pros du vol ! »

Yohann Roudaut, directeur, Espace culturel Leclerc Quimper.

Les enceintes, les téléphones, les casques, les jeux vidéo, les montres connectées… figurent parmi les objets les plus dérobés car ils se revendent très facilement sur des sites internet ou par d’autres canaux.

Ce sont donc les produits les plus sécurisés : étiquettes piégées, antivols classiques ou araignées, mise sous vitrines… « Par exemple, tout est organisé pour que les clients ne puissent pas manipuler un téléphone portable. Ils l’ont entre les mains une fois qu’il est payé. Nous n’avons pas le choix », assure le directeur.

Peu de plaintes

À l’entrée du magasin, un vigile observe toute attitude suspecte. Et il n’est pas rare qu’un autre circule, en civil, entre les rayons. Des caméras complètent le dispositif. Malgré tout, il arrive fréquemment que des antivols et des boîtes éventrées soient retrouvés dans un coin du magasin.

« Quand on s’en rend compte, c’est souvent trop tard. Le voleur est loin. D’où l’importance d’être hypervigilant pour le prendre sur le fait. L’idéal étant d’intercepter juste après les caisses. » Même politique du côté d’Intersport.

Une fois le voleur démasqué, il a la possibilité de régler le produit. S’il refuse, les directeurs appellent la police. « Nous alertons aussi lorsque ça dégénère, quand il y a de la violence. Nous devons déposer plainte une dizaine de fois par an », note Yohann Roudaut.

À Intersport, les dépôts de plainte sont moins fréquents « souvent faute de temps et parce que cela n’aboutit pas ou bien des mois ou années après », reconnaît Steven Cevaër.

Dans les deux magasins, ces vols génèrent un surcroît de travail : pour protéger les produits et évaluer les stocks. Des inventaires tournants sont très régulièrement réalisés sur une marque ou une typologie de produits pour identifier le stock réel.

Ils imposent aussi une charge mentale. « Il faut éviter de tomber dans le militarisme. Certes, il y a des voleurs mais 99 % de nos clients sont des gens parfaitement normaux. Il ne faut pas les oublier ! », recadre Steven Cevaër.



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