Home Faits Divers Lille. Elle dit que c’est son ex conjoint qui a commis un...

Lille. Elle dit que c’est son ex conjoint qui a commis un excès de vitesse, mais ne connaît pas son identité

15
0



Une mère de famille s’est emportée contre le tribunal de police de Lille (Nord), où sont jugés les auteurs présumés de contraventions de classes 1 à 5. « Présumés », car beaucoup – la majorité, sur une audience d’une demi-journée – affirment qu’ils ne sont pas à l’origine du délit qui leur est imputé, surtout en matière d’infractions routières. Mais le tribunal, et c’est dit à plusieurs reprises, n’accorde aucune importance à « la bonne foi » si elle n’est pas appuyée par des preuves solides. Alors les justifications parfois tirées par les cheveux vont bon train, mais ne trouvent jamais écho chez la présidente. La jeune femme de 33 ans en question, au sujet d’un excès de vitesse de 31 km/h à Wasquehal, dit que c’est son ex petit-ami qui conduisait sa voiture. Soit, quelle est son identité ? « Je n’en sais rien, il m’a menti sur toute la ligne. » Récit.

Elle dit que c’est son ex petit-ami qui a commis l’excès de vitesse… mais ne connaît pas son nom

La présidente du tribunal, pour chaque affaire, resitue le contexte. La voiture de la jeune femme a été flashée sur une route nationale à Wasquehal, en juillet 2023, circulant à 101 km/h au lieu de 70. « Ce n’est pas moi qui conduisais le véhicule », entame la trentenaire, visiblement à cran. Elle se doit, bien sûr, de donner l’identité de la personne qui s’est substituée au volant, mais c’est là où ça pèche. C’était un homme, son petit ami de l’époque… et c’est à peu près tout ce qu’elle dit savoir.

« Il m’a menti sur toute la ligne, mais il vivait chez moi. Il avait les clés de la maison, de la voiture… » En plus de celles de la boîte aux lettres, n’oublie pas d’énumérer la jeune femme, qui dit n’avoir jamais été informée de la réception d’une contravention chez elle. « Vous ne saviez pas avec qui vous viviez ? », interroge la présidente. Et de déclencher la colère de son interlocutrice : « Ça arrive à tout le monde de se faire rouler ! »

L’homme en question lui aurait donné un faux prénom dès le début de leur relation, et lui aurait dans la foulée caché être marié et près de famille. Résultat des courses : la trentenaire n’a aucune identité viable à donner au tribunal de police. Son avocat la défend comme il peut, avançant que les jeunes générations, en matière de relations, « ne sont pas très regardantes sur les identités des uns et des autres ». 

750 € amende pour l’excès de vitesse et la fausse désignation

À ce problème s’ajoute un autre. L’amende en question a été contestée, et un homme a été désigné, sur les documents officiels, comme celui qui conduisait la voiture ce jour d’été 2023. Mais le tribunal n’est pas dupe : le nom de cet homme ressort dans des centaines de contestations de PV. Il s’est en réalité fait usurper son identité, et vit depuis « un enfer » à cause de ces fausses désignations en cascade

Sur cette contestation, la mère de famille n’a pas non plus d’explication. Le tribunal ne cherche pas à savoir la vérité autour du récit qui est fait de sa vie personnelle. Il la relaxe au sujet de la conduite de la voiture ce jour-là, car aucune preuve ne montre que c’était elle, mais la juge coupable pécuniairement. Et pour l’excès de vitesse, et pour la fausse désignation, elle écope d’une amende de 750 €.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here